Chapitre 2 : Warsong Invaders

Publié le par Gaqkua

Résumé de la fin de la saison 2 par Gaqkua…

Bon donc, où on en était ? Ouais, y a Akavar et Corfi qui vont au goulet des Warsong pour une histoire de biscuits, j’ai rien pigé. Pis je me suis fait défoncer par une humaine. Alors ça me gave. Ah, on me dit dans l’oreillette que je dois préciser une connerie. Comme quoi faudrait pas oublier que Carrona nous a rejoint dans la saison 2 pour envoyer Akavar à Cabestan. Et que là elle vient de se rappeler sa mission première, et donc elle attend à la sortie du goulet que l’autre abruti ait fini de jouer. Cabestan c’est pourri. Pis Carrona elle est pénible aussi. Et le goulet, c’est vraiment le bordel, la prochaine fois vous allez vous faire foutre, j’y fous pas les pieds !

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Hors donc, Akavar venait juste de s’infiltrer dans la base de l’Alliance au Goulet, accompagné d’une chasseresse orque et d’un druide tauren. Pendant ce temps, vers le centre du Goulet, deux imposantes armées s’affrontaient avec force et fracas. Corfi était dans cette mélée et ouvrait littéralement le front ennemi en deux en se frayant un chemin à coups de masse. Il éclata la tête d’un chasseur draenei d’un revers de son arme de bourrin, portait un prêtre nain sous son bras, qu’il conservait « pour plus tard » et piétinait avec ses sabots le corps sans vie d’un démoniste humain. Le nain sous son bras gesticulait, se débattait, en s’écriant que « bon quand même, tu pourrais me lâcher enfoiré ! ».

Les trois assaillants du camp de l’Alliance ne rencontrèrent aucune résistance, vu qu’évidemment, tout le monde préférait fragger au milieu du goulet plutôt que de défendre le drapeau, et montèrent sur la position surélevée de la base pour observer la position du drapeau en contrebas. Il était gardé par deux personnes un peu plus intelligentes que la moyenne, un mage humain, visiblement assez inquiet et une guerrière humaine, qui semblait être la meurtrière de Gaqkua.

Akavar : Bon, les ptits gars, je vais les distraire, vous, vous embarquez le drapeau.
Orque : Force et Honneur !
Tauren : Puissent tes ancêtres être fier !
Akavar : Ouais ouais c’est ça…

Le démoniste se jeta en bas la corniche, s’effondra devant les deux humains qui sursautèrent, se releva avec dignité en pestant, épousseta sa robe, et tint à peu près ce langage :

Akavar : Salut les mecs !
Mage : Tu viens chercher le drapeau pourriture ?
Akavar : Non non.
Guerrière : Si, ils viennent tous pour ça, à chaque fois. On est pas dupes.
Akavar : … Non non.
Guerrière : Que d’arguments !
Mage : C’est notre jour de bonté, alors tu vas retourner d’où tu viens moisir dans ta crypte, et on te laisse continuer à souiller le monde de ta présence.
Akavar : Euuuuuh. Vous… vous connaissez l’histoire du… du… du mec, qui… marche dans la ruuue, eeeeeet à qui il arrive euuuuh, un truc incroyable ?
Mage : Non, raconte.

Le tauren et l’orque s’étaient faufilés derrière les deux défenseurs, et marchaient à pas feutrés vers le drapeau. Le mort devait juste les occuper encore un peu.

Akavar : Alors, donc, c’est un mec qui, qui marche dans la rue, et puis euuuh, il rencontre un autre mec. Là l’autre mec il lui fait … euuuh. « T’as pas l’heure ? ». Et là l’autre, il regarde l’heure sur sa montre gnome, et il renverse son cornet de frites. Ah oui mince, j’avais pas dit que le mec avait un cornet de frites. Du coup, la blague est moins drole.
Guerrière : …
Mage : … Finalement, j’ai envie de le tuer.

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Corfi venait de perforer le bide d’un paladin nain avec ses cornes quand il vit une orque portant un drapeau de l’Alliance, un tauren, et un Akavar enflammé qui encaissait boule de feu sur boule de feu de la part d’un genre de mage humain aux cheveux rouges qui lui courait après. Et une guerrière s’extirpa à son tour du batiment et sauta sur le démoniste, qui perdit l’équilibre et chuta lourdement sur le sol. Corfi se dit qu’il fallait aider ce pauvre mort-vivant, et chargea la guerrière qui découpait sa victime comme du jambon.

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Charles-René, toujours planté sur les cornes de Corfi, sentit ses forces l’abandonner. Normal, j’voudrais vous y voir tiens. N’empêche que dans un dernier effort, il parvint à se dégager non sans souffrance de la tête du tauren, et s’effondra peu après sur l’herbe sèche en gémissant.

La guerrière humaine, Juliette, se retourna à temps pour esquiver la charge de barbare du guerrier tauren, qui trébucha sur le corps presque démembré d’Akavar.

Akavar : La guerre, c’est moins douloureux dans les livres.

Juliette venait de s’apercevoir que son ami Charles-René souffrait le martyr àquelques mètres de là et abandonna son combat pour se précipiter vers lui.

Corfi : Quel beau combat. Il semble que nous ayons gagné, on a leur drapeau, et leur attaque a été dispersé. On peut être fier de nous.
Akavar : Cool. Tu peux te relever ? Tu m’écrases les côtes là.

Juliette : C’est raté. Pour la tarte aux pommes et Tyrande. C’est raté…
Charles-René : Noooooooon ! SOYEZ MAUDIT !

Vingt minutes plus tard, Akavar sortit du goulet en sautant partout, les bras en l’air, suivi d’un Corfi tout autant déchaîné qui embrassa une elfette de sang passablement effrayée et désorientée.

Akavar : On a gagné ! On a gagné !
Corfi : On est trop des winners !
Akavar : Mais grave !
Carrona : …
Akavar : Quoi ? Pourquoi vous me regardez comme ça ?
Carrona : En fait, euuuuh, il faudrait vraiment qu’on aille à Cabestan maintenant, comme on est à côté… Tu te souviens ?
Corfi : Mes biscuiiiiiits ! Yeah !
Akavar : Ah oui, Cabestan. Pour voir qui ?
Carrona : Une vieille connaissance à toi il paraît…
Gaqkua : Et bien, ça promet…
Akavar : Tiens, mais t’es pas mort toi ?
Gaqkua : Si, enfin bon, me revoilà.
Akavar : Où est Krayvur au fait ? Toujours au Glas ?
Carrona : Il a dit qu’il arriverait à Orgrimmar demain. Il a envoyé une lettre.
Akavar : Ok. On va à Cabestan. Et on rejoindra Krayvur demain à Orgrimmar. Et après… J’irai voir Sylvanaaaaaaas !
Carrona : Merci. Tiens, où est Charthang ?
Gaqkua : Personne en a rien à battre de Charthang.

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Les adieux avec Corfi furent déchirants et les deux compères se livrèrent à un bien piètre spectacle sentimental.

Corfi : Beuheuheuheu, ‘Kavar t’es un vrai copain !
Akavar : Toi aussi, mon Corfi ! Ouuuuuuuiiiiiiiiiiiinnnnn !
Gaqkua : Là, ça craint vraiment.

Le tauren s’essuya les yeux embués de larmes, se moucha dans un cadavre d’elfe de la nuit, salua une dernière fois Akavar et Carrona (pas Gaqkua, tout le monde le déteste) avant de repartir à l’aventure vers Azshara.

Le démoniste et ses deux démons s’en allèrent alors vers Cabestan, le cœur léger. Sauf Gaqkua qui se plaignait de tout, pour ne pas changer.
Ils marchaient relativement rapidement et gaiement sur la route qui allait pourtant mener Akavar vers une surprise désagréable.

Akavar : Yummy Yummy Yummy, i got love in my tuuummy and i feel like lovin’ you !
Gaqkua : Je vous ai raconté la fois où j’ai vomi sur Charthang alors qu’il draguait une marcheuse du vide ?
Carrona : Oui, vingt fois déjà…
Gaqkua : C’était pour être bien sûr.
Carrona : Ah voilà Cabestan.
Gaqkua : Tant mieux, j’avais mal aux pieds. Conneries de sable et de cailloux.

Cabestan était aussi animé que d’habitude. Deux elfes de la nuit jouaient aux cartes à la terrasse de l’auberge, un gnome voleur de boudins essayait d’échapper aux gardes gobelins en sautant de toit en toit et une mage incendiait la cahute de son ex-mari en criant que « ma mère avait raison à ton sujet ».

Akavar : Je dois voir qui ?
Carrona : On va à la taverne, il est là-bas.
Akavar : QUI est là-bas ?
Carrona : Mon vrai maître.
Gaqkua : Elle sent mauvais cette histoire Aka, barrons-nous.
Akavar : Je suis trop heureux de ma victoire au goulet, rien ne peut gâcher mon plaisir.

Le démoniste entra dans la taverne, Carrona sur ses talons, alors que Gaqkua serrait les dents, son instint aiguisé sentant venir les ennuis à plein nez. D’un autre côté, comme Akavar avait toujours des ennuis, c’était pas non plus une prémonition exceptionnelle.
La succube désigna une table dans un coin de l’établissement. Et là le sourire d’Akavar disparut. Sur une chaise se tenait un petit gnome à moustaches vertes et aux cheveux impeccablement peignés, avec son long nez fin, ses yeux violets et son petit sourire agaçant habituel. Celui-ci salua le mort-vivant d’une main avant de lui prier de s’asseoir en face de lui.

Gnome : Tu as mis du temps à arriver Delan !
Akavar : M’appele plus comme ça, maintenant c’est Akavar.
Gnome : Je sais, je t’ai retrouvé grâce à ton petit exploit à Ombrecroc. T’as toujours l’air aussi abruti, malgré le fait que tu sois mort. Ce regard vide et cette démarche de pingouin bossu…
Akavar : Qu’est-ce que tu veux Schpunzer ?
Schpunzer : Cette succube est mienne. Quand j’ai appris que ton existence inutile persévérait, je l’ai envoyé te chercher. Au fait, tu as trouvé l’herbe que je demandais Succube ?
Carrona : Oui, tenez.
Schpunzer : Bien. Oui donc Delan. Akavar pardon, hohoho ! Comme ça on est devenu démoniste ? T’as jamais rien réussi dans ta vie, tu t’attaques à une profession bien trop difficle pour toi d’un coup !
Gaqkua : Comment il vanne le nabot…
Schpunzer : Ton diablotin ? Il est ridicule.
Gaqkua : Dis donc, saloperie de…
Akavar : Calmos. Pourquoi tu viens me saouler jusqu’ici Schpunzer ?
Schpunzer : En fait, je viens te mettre la rage. Tu savais que Lamya, ta chère Lamya, était vivante ?

La mémoire du démoniste s’affola alors qu’une centaine de souvenirs envahissaient son esprit.

Akavar : …Vi… Vivante ?
Schpunzer : Oui, par contre, ton autre pote dégueu là, Graym, lui il a l’air d’être mort pour de bon, tant mieux. Bref. Donc j’ai découvert que Lamya était vivante. Elle vit à Stormwind, dans le quartier des Mages. Et en fait, je venais juste t’annoncer que ta charmante Lamya va me tomber dans les bras. J’ai presque fini d’assembler les ingrédients pour préparer un ennivrant philtre d’amour aphrodisiaque !
Akavar : QUOI ?!
Schpunzer : Déjà, je jubilais du fait que j’allais te piquer ta fiancée alors que tu étais mort. En fait, c’est encore mieux ! Tu es là pour le voir !
Gaqkua : Mince, quel enfoiré. Je suis battu dans mon propre domaine de prédilection. C’est dans ces moments-là que tu réfléchis à ta place dans l’univers.
Akavar : Tu n’oserai pas…
Schpunzer : J’vais me gêner tiens ! Elle est bien jolie, ce serait dommage de pas en profiter !
Gaqkua : Mince. Quel homme…
Schpunzer : Il me manque juste une chose. Une plante rarissime qui ne pousse qu’à Strangleronce. Je vais la chercher à partir de demain. Pas trop la rage ? Oh que si, tu rages hein ? T’as mal pas vrai ?

Carrona fixait Akavar qui fulminait sur place. Son corps tout entier tremblait, de la fumée magique commençait à s’échapper de ses yeux, ses oreilles, son nez alors que le mobilier dans la pièce commençait à s’agiter lui aussi. Gaqkua était partagé entre haine et fascination pour cet individu gnome. Il surpassait largement le talent que le petit diablotin avait passé des années à travailler pour pourrir la vie des gens. D’un autre côté, il commençait à bien aimer son maître, pour son caractère erratique, son comportement parfois absurde qui le rendait à ses yeux si intéressants.

Schpunzer savourait son petit effet en souriant encore plus intensément à son confrère démoniste.

Akavar : Je… Je vais te pulvériser… Je vais annihiler toute preuve de ton existence. Je vais incendier la moitié du continent pour te savater ta saleté de tronche de petite ordure gnome.
Schpunzer : Je crois pas non.

Le gnome claqua des doigts et un immense gangregarde vint aux côtés de son maître en un instant.

Akavar : Rien à foutre. Je vais essuyer mes pieds sur ton visage.

Toute la taverne vibrait maintenant, à mesure que la colère d’Akavar augmentait. Gaqkua incantait discrètement du bout de ses doigts un trait de feu à destination des cheveux verts du gnome.

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Deux jours plus tard, dans une tente proche de Cabestan, Akavar se réveillait avec difficulté. Il sentit ses muscles endoloris sur le point de lâcher tous en même temps, sentit sa machoire encore plus défoncée qu’avant… Il regarda rapidement autour de lui et vit Carrona à côté de son lit, qui s’inquiétait. C’était bien la seule.

Carrona : Ah, ça y est, il revient à lui !

Gaqkua sauta soudainement sur le lit, en sortant de nulle part.

Gaqkua : T’es resté deux jours dans le coma ! Nouveau record !
Carrona : C’était un rude combat à la taverne. Je sais pas si ce brave monsieur pourra reconstruire son établissement un jour vu les dégâts.
Gaqkua : On s’en fout. Bref, tu t’es bien fait fumer mais le gnome a eu sa part de bobos aussi. Son gangregarde l’a dégagé sur une civière.
Carrona : Faut dire aussi, quand Akavar a essayé de faire manger à Schpunzer la table, c’était vraiment violent.
Gaqkua : Mon moment préféré, ça reste quand la taverne s’est effondrée sur elle-même et que le gangregarde a frotté le visage d’Aka contre une poutrelle !
Carrona : Quand tu t’es évanoui, le démoniste a ouvert ta bouche et a incanté une immolation dedans. Après on t’a ramené ici.
Gaqkua : Schpunzer est parti à Strangleronce comme il avait dit, d’après Krayvur. Ouais on l’a mit au courant et il a enquêté là-dessus. Pis sinon dans les nouvelles du jour, on a retrouvé Charthang, il était resté dans les ruines du donjon de l’île de Fenris comme un gros boulet. Pis Carrona a décidé de se ranger de notre côté. Dommage.
Carrona : Bin, vous êtes peut-être pas super sympa, mais bon vous m’avez toujours bien traité et Schpunzer est un sale petit enfoiré arrogant, qui utilise même pas mon prénom et m’appele Succube. Et puis bon, il a vraiment été horrible avec toi là.
Gaqkua : Il aurait pu te retenir c’est bizarre.
Carrona : Il peut rien du tout, il est nul, il a aucun contrôle sur ses démons, à part sur son gangregarde, mais lui c’est différent parce qu’il a pratiqué dessus une lobotomie un soir. Il a aucun pouvoir.
Gaqkua : Beaucoup de points communs avec Akavar ! Huhuhu ! Pas de puissance, un look ridicule, le démonisme…
Akavar : On va à Strangleronce.
Gaqkua : Pardon ?
Akavar : On va à Strangleronce, j’ai des fesses à botter.
Carrona : Tout de suite ?
Akavar : Ouaip, pas de temps à perdre !
Gaqkua : J’ai le temps d’aller pisser ?

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Et c’est ainsi qu’Akavar et ses démons allaient se lancer dans la plus grande et la plus absurde aventure de leur vie. Si on excepte le séjour à Tanaris deux mois plus tard. Et puis le camping à Terrokar. Et puis bon, ok c’est quand même pas pire que le jour où il va se paumer à Stratholme. Ni la semaine à Felwood. Bon, je recommence.

Et c’est ainsi qu’Akavar et ses démons allaient se lancer dans une aventure.

Du coup ça fait moins bien.

Fin du chapitre 3

Akavar va t-il défoncer la figure de Schpunzer? Celui-ci parviendra t-il à accomplir ses vils objectifs? Gaqkua est-il un cousin éloigné de Schpunzer? Krayvur aime t-il manger des pommes le mardi matin?

See you next time, in the third chapter: Diablotin+zeppelin: Crash

Référence musicale de l'épisode: Yummy Yummy Yummy d'Ohio Express
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Publié dans Saison 3

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