Chapitre 11 : Promenons-nous dans les bois. (bis)

Publié le par Gaqkua

Akavar entendit un petit crépitement et vit une énorme boule de feu le percuter de plein fouet. Flubby s’écarta d’un bond en poussant un cri à la R2-D2.

Gaqkua : Dîtes, ça c’est un chapitre qui commence bien.

La mage elfique qui avait envoyé son projectile enflammé poussa soudainement un cri de surprise et descendit de son promontoire en courant vers la carcasse fumante du démoniste qui siégeait dans un noir cratère de désolation. Sa chevelure rousse flottait au vent quand elle courait, et ça rendait super bien.

Akavar : Vous sentez pas comme une odeur de brûlé ?
Krayvur : Il a pas perdu son sens du cynisme, c’est bon signe.
Gaqkua : Eh, y a une elfe qui nous fonce dessus !
Krayvur : Ok, je m’en charge.

Un sourire cruel et suffisant apparut l’espace d’un instant sur les lèvres décrépies du voleur, qui dégaina ses dagues rouillées d’un geste habile. L’elfe s’arrêta net dans sa course à mi-chemin, quand elle vit un mort-vivant armé la fixer d’un air macabre, armes au poing.

Elfe : Je… je suis désolée, je ne savais pas que…
Krayvur : Inutile de gaspiller ta salive, elfe.

En quelques millisecondes, les quelques mètres qui les séparaient furent franchis par Krayvur, qui venait de réapparaitre dans le dos de la mage rousse. Il s’apprêtait à la désosser allègrement quand l’elfe disparut dans un éclair, et se téléporta cinq mètres plus loin. Le voleur chercha à la rattraper, mais ses pieds ne voulaient plus bouger. En effet, ils étaient recouverts d’une épaisse couche de glace magique.

L’elfe prit une pose sensuelle et se moqua de son adversaire.

Elfe : C’est tout ?
Krayvur : Nan, pas tout à fait.

Le mort-vivant envoya sa dague de jet avec férocité et vélocité droit vers le cœur de la mage, qui eut le temps, grâce à ses réflexes elfiques de se pousser sur le côté. La dague vint lui écorcher le bras gauche.

Krayvur : Voilà, maintenant c’est tout.
Elfe : Imbécile, ça fait un mal de chien !

La rouquine examina sa blessure et put s’assurer qu’elle n’était pas profonde.

Elfe : On peut discuter maintenant ?
Krayvur : Pas envie.
Gaqkua : Bwahahahahaha, arf arf, hahaha, elle t’a mis la misère quoi !
Krayvur : La ferme…
Gaqkua : Eh mais j’te connais toi !

Le diablotin fixa l’elfe rousse en plissant les yeux. Celle-ci soupira en croisant les bras.

Gaqkua : Elenne ? Si je ne m’abuse.
Elenne : Evidemment, je suis limite vexée que tu me reconnaisses que maintenant.
Gaqkua : Bof. Et donc, t’as essayé de tuer Akavar ? C’est vrai que c’est tentant, j’ai moi-même failli passer à l’acte deux-trois fois.
Elenne : Mais non ! Je l’avais pas reconnu lui non plus !
Gaqkua : T’es complètement nase en fait ?
Krayvur : Vous connaissez cette tarée ?

Elenne jaugea du regard l’individu qui venait de la traiter de tarée. Un assassin mort-vivant avec un regard de psychopathe, qui combattait avec deux dagues rouillées. C’était un peu l’hôpital qui se foutait de la charité quand même.

__________

Akavar se sentait seul dans son cratère. Gaqkua et Krayvur s’étaient barrés on ne sait où pour combattre on ne sait qui. Le démoniste avait les tympans explosés, son pantalon continuait de flamber, et de la fumée sortait de tous les pores de sa peau. Il s’imaginait sur une plage déserte avec douze jeunes villes dévêtues, et un cocktail à la menthe. Puis, son esprit malade rajouta à la scène un Schpunzer en moto qui crachait dans son verre, draguait les douze jeune filles et les emportait avec lui.

Akavar : Saleté de Schpunzer, tout est de sa faute. C’est de sa faute si je crame. Je vais trop le fumer.

Un visage de murloc le regardait, hilare, avec un large sourire. Akavar lui lança un regard mauvais. Un visage aux grands yeux verts scintillants encadré par de longs cheveux roux apparut à côté de celui de Flubby. Mais c’était quand même assez flou, à cause de la fumée et des yeux brulés du démoniste.

Akavar : C’est qui ?
Elenne : Je suis désolée, vraiment désolée pour l’explosion de feu!
Akavar : Pas autant que moi.
Elenne : Bouge pas, je vais te tirer de là…
Akavar : Tu t’attends peut-être à ce que je cours le cent mètre dans cet état ?
Elenne : Toujours à chouiner hein ?

L’elfe déterra le démoniste, à moitié enseveli dans la cendre, le souleva aisément, et le posa à côté du cratère. Flubby bondit sur place en marmonnant des propos incompréhensibles. 

Elenne : Je ne savais pas que c’était toi !
Akavar : Je sais toujours pas qui t’es, personnellement.
Elenne : Bin… C’est Elenne enfin !
Akavar : Qui ?
Elenne : …
Akavar : Haha, j’te fais marcher.
Elenne : Très amusant.

__________

Plus tard, après avoir récupérés, Akavar et son groupe marchaient en compagnie d’Elenne au hasard dans la jungle.

Elenne : Je sais pas exactement ce que vous avez fichu mais il y a une centaine de gens qui te cherchent.
Gaqkua : On a fait ce qu’on sait faire le mieux, apporter le chaos partout où on passe.
Akavar : Et pour une fois, Gaqkua n’y est pour rien !
Krayvur : Il a quand même bien participé.
Gaqkua : Merci Krayvur. T’étais pas mal non plus.
Elenne : Il n’y a vraiment pas de quoi être fier de vous ! Vous savez, la prime pour la tête d’Aka est assez élevée. Celle pour l’autre démoniste aussi d’ailleurs ! Moi qui croyait devenir riche…
Akavar : L’autre démoniste, on veut lui pourrir la face, viens avec nous, tu nous aides à le tuer, et on te laisse la prime.
Elenne : Marché conclu !
Gaqkua : On se fait encore pigeonner en somme ? On verse trois fois plus d’argent dans les soins d’Akavar qu’on en gagne en accomplissant nos quêtes.
Akavar : Et on ramasse un sacré paquet de pécores au passage.
Krayvur : Je me sens visé directement.

Flubby grogna, signifiant que lui aussi avait cerné les propos diffamants du démoniste.

Akavar : Roooh, je rigole.

« HALTE LA ! » Hurla une voix rauque.

Une bande d’orcs venait de surgir devant la troupe d’Akavar, avec des intentions belliqueuses. Le plus gros de la bande fit un pas en avant et pointa le mort-vivant en tissu du doigt.

Gros orc : C’est toi le démoniste mort-vivant que tout le monde recherche ?
Orc balafré : Il correspond au signalement. Un mort-vivant avec une bande armée.

Akavar fixa chaque orc du groupe qui lui faisait face, et réfléchit à la situation.

« Bon ok, ils sont six. Je m’occupe de la femme orque, ça a l’air d’être une chamane. Il faudrait que Krayvur se charge du balafré, on dirait un maitre-lames, et ça craint. Elenne et Gaqkua peuvent se faire facilement le reste du groupe en les cramant. J’espère. On va déjà essayer de négocier. »

Krayvur fit descendre lentement de sa manche une autre dague luisante.

« Je bute le balafré en premier. Ensuite, je bute le gros. Après je bute Elenne, mine de rien. Tac. Personne me résiste, personne a le droit de me défier. Voilà. »

Gaqkua se cura le nez, concentré sur l’observation d’une plante verte. Elenne se préparait à toute éventualité. Flubby s’apprêtait à sauter sur le gros orc agressif pour lui mordre le postérieur.

Gros orc : Réponds ! C’est toi qu’on doit fracasser ?
Akavar : … Non.
Gaqkua : Si.
Akavar : GAQKUA BORDEL !
Orc balafré : C’est bien lui.
Elenne : Pas du tout ! Nous euh… nous sommes de simples marchands itinérants sans histoires !
Krayvur : … Je peux tuer le gros ?
Akavar : ON TUE PAS ! On est des marchands, elle a raison.
Orc avec une large épée : Ils sont pas crédibles.
Gaqkua : En plus, ça m’ferait mal d’être un marchand d’merde.
Akavar : Mais !
Gros orc : Vous vendez quoi ?
Akavar : … Des diablotins ! C’est notre dernier, vous voulez l’acheter peut-être ?
Gaqkua : Eh mais t’es vraiment un enfoiré !!!
Orc balafré : On vous laisse la vie sauve si vous vous rendez sans discuter.
Akavar : C’est à dire que…
Krayvur : Hey! Regardez-moi. Je discute.

Le voleur lança un couteau droit dans la gorge de l’orc avec la large épée, qui s’effondra en crachant du sang. Alors que les autres orcs fonçaient droit sur le mort-vivant, Flubby se jeta dans la mêlée, atterrissait sur la tête d’un orc chevelu, et lui mit ses doigts palmés dans les yeux. Le gros orc fut interrompu dans sa course par un éclair de givre. Akavar s’était enfui au sommet d’un arbre. Gaqkua lança un trait de feu sur la chamane orque, histoire de faire bonne mesure, puis rejoignit Akavar dans sa cachette.

Akavar et son diablotin s’improvisèrent commentateurs sportifs.

Akavar : Il est doué Flubby, il a réussi à foutre son adversaire par terre.
Gaqkua : L’orque elle essaie d’éteindre sa robe en feu t’as vu ? Hahaha arf.
Akavar : Elenne massacre son ennemi aussi, il a trop de mal le gros.
Gaqkua : Krayvur vient de détacher la tête de l’orc au fusil.
Akavar : Classe.
Gaqkua : Ouch, le balafré vient d’assommer Elenne.
Akavar : FLUBBY ! Remonte avec nous ! Vite !

Le murloc lâcha sa malheureuse victime au visage affreusement griffée et grimpa dans l’arbre.

Gaqkua : Qu’est-ce que tu fous Aka ?
Akavar : Il aurait pû se prendre un mauvais coup. Brave pèpère va.

Le démoniste gratta la tête du murloc en ignorant le râle d’écoeurement de Gaqkua.

L’orc chevelu essayait de se relever en grognant, et attrapa son arbalète. Le balafré cherchait des yeux Krayvur, qui avait subitement disparu. La chamane, qui avait enfin éteint ses vêtements enflammés se précipitait vers le gros orc, et vit qu’il était mort sous l’avalanche de tirs magiques. Ils n’étaient plus que trois, en état d’alerte. Le chevelu, fébrile, continuait de se relever doucement, encore traumatisé par l’assaut du murloc. Il sentit soudainement une pression sur son front. La pression d’un pied.

Krayvur maintenait sa jambe sur la tête de l’orc chevelu, qui grimaçait de surprise. Le balafré se retourna et vit le voleur au dessus de son camarade, puis lâcha un juron. La chamane fit demi-tour à son tour en étouffant un cri.

L’assassin lança un regard amusé aux deux orcs.

Krayvur : Vous cherchiez quelqu’un peut-être ?

Le mort-vivant afficha un sourire de dément et des yeux exorbités en éclatant d’un coup sec la tête de l’orc chevelu.
La chamane plaqua sa main devant sa bouche, horrifiée, alors que le balafré poussa un cri rageux en cavalant vers Krayvur, lame au poing.

Gaqkua : C’est la classe.
Akavar : Grave mais c’est un peu gore.
Gaqkua : Un peu comme quand tu danses en caleçon dans les tavernes quand t’es bourré ?
Akavar : Oui, un peu comme ça.
Gaqkua : Mince, le balafré résiste à Krayvur.
Akavar : Le combat est serré.
Gaqkua : Ah bah voilà, encore une décapitation. C’est pas drôle, ce crevard de voleur gagne à chaque fois !

Krayvur poussa le corps sans tête d’un coup de pommeau, et vit la chamane s’échapper dans la jungle en laissant derrière elle un élémentaire de feu, qui fut banni aussitôt par Akavar. Le démoniste savait que le point faible de Krayvur, c’était les trucs magiques.

Par conscience professionnelle, Krayvur envoya un autre couteau de lancer, qui atterrit directement dans la jambe droite de l’orque, qui continua malgré tout sa course et disparut dans la végétation.

Elenne se relevait tout juste, et l'assassin mort-vivant sentait qu'il allait encore se prendre une raclée si il l'attaquait maintenant. Il essuya ses armes dégoulinantes de sang avec la cape du maître-lame avant de les rengainer. Akavar, le diablotin, et le murloc descendirent de leur planque et congratulèrent Krayvur vigoureusement.

Gaqkua: Mon pote, comment tu gères! T'as fait un pur carton! 4 sur 6!
Flubby: Grmgrblllll !!!
Gaqkua: Ouais, c'est vrai.
Elenne: Et moi alors?
Gaqkua: On s'en fout de toi, Krayvur a buté quatre mecs, toi t'es une paumée!
Elenne: J'en ai eu un moi aussi! Le gros! C'est toi et Flubby les paumés!
Gaqkua: Même pas! J'ai foutu le feu à la robe de la gonzesse, et Flub a sauvagement réduit en charpie le visage d'un autre! Akavar par contre...
Akavar: Hahaha! Ouais, j'ai vraiment rien foutu!
Krayvur: Y a pas vraiment de quoi être fier.
Elenne: On devrait filer, le raffut qu'on a fait risque d'attirer d'autres mercenaires.
Gaqkua: Au pire, on laisse Krayvur les défoncer, eux aussi.
Krayvur: Ouais, j'aime bien ce plan.

Elenne passa une main sur son visage en soufflant du nez.
Akavar regardait autour de lui avec une légère appréhension. La mage n'avait pas tort. Le démoniste ouvrit la bouche pour plussoyer l'avis d'Elenne, index levé, quand une balle inopportune vint percuter de plein fouet le crâne dudit démoniste, qui fit un vol plané sur le côté sous le choc, avant de s'écrouler une fois de plus au sol.

Akavar: Aïe. Aïe. Aïe. BOR...DEL!

Le mort-vivant gigota par terre comme un asticot en hurlant que ça piquait, alors que toute sa bande partait se mettre à l'abri.

__________

Bobby la Gâchette cracha un monstrueux glaviot en rechargeant son fusil.

Bobby: J'savais bien que c'était lui l'mec que tout l'monde cherche! Faut pas trop prendre Bobby pour un pedzouille. Déjà, la bastos direct dans la gueule, ça va lui faire du bien tiens. C'est l'trait'ment spécial du doc' Bobby..

Le nain saisit sa gourde de vinasse, s'humidifia le gosier, et chercha de ses yeux jaunes et glauques la cible suivante.

Bobby: Je déglingue le voleur, il a l'air dangereux. Ensuite, je bute le démon. Pis après, bon prince, j'laisse la nana vivre. En échange d'un bisou. Warfwarfwarf! Bobby t'es génial!

Quelqu'un tapota l'épaule du chasseur nain, qui s'arrêta net. Une perle de sueur coula le long de sa joue. Le nain décida finalement de réagir en homme, inspira profondément et poussa un cri rauque.

Bobby: EEEEEEH MEEEERDE! Voilà! VOILA! Pile quand j'fais plus gaffe, y a un clampin, un SALE CLAMPIN POURRI, qui m'fait un coup d'salaud!

Le chasseur sentit sa nuque se briser, le mouvement était vif et brutal. Un meurtre en toute finesse pour Anton Gurburtz.

Anton Gurburtz, 2 mètres 25, 120 kilos, était ce que les gens appelaient communément un monstre. La mâchoire carrée, les yeux exorbités, les muscles saillants, il arborait constamment une énorme veine sur sa tempe, comme si le simple fait d'exister était pour lui un lourd fardeau sur le plan intellectuel. Ce brave homme était guerrier de profession, mercenaire à ses heures perdues. Il n'était pas foncièrement mauvais. Mais quand il était question d'argent, la brutalité était de mise.

Sans plus de cérémonies, Anton chargea droit devant lui, dans l'intention à peine dissimulée de nuire physiquement à tout être qui se mettrait en travers de sa récompense.

________

Gaqkua: C'est qui encore celui-là?
Elenne: Moins fort, il va nous voir! Je charge une énorme boule de feu et je lui la lance dans les dents.
Krayvur: Au pire, je peux m'en charger.
Gaqkua: La vache, il nous a vu.

Flubby céda à la panique et partit enterrer sa tête dans de la terre molle.

Anton s'approchait inexorablement du gros rocher derrière lequel se cachait la bande d'Akavar. Le guerrier avait vu distinctement un groupe potentiellement hostile et nuisible à la bonne tenue de sa divine mission de poutrage.

Anton: Sortez de votre cachette et je ne vous ferai pas trop mal!

Le sang séché de Krayvur ne fit qu'un tour, et il releva la tête en lançant un énième couteau, qui se logea dans l'œil droit de l'agresseur.

Krayvur: Et celui-là, il fait pas trop mal?

Anton poussa un grognement de douleur, mais continua sur sa lancée sans broncher davantage. Puis un éclair lumineux transperça le ciel un court instant, et découpa proprement en deux le guerrier.

Gaqkua: Joli coup Elenne.
Elenne: C'était pas moi.

Une elfe de sang aux cheveux noirs coupés courts, outrageusement maquillée, plaça un coup de pied dans le cadavre fumant d'Anton, pour la forme, et prit la parole.

Elfe: Bonjour. Je viens chercher le démoniste. J'ai tué sans pitié tous les mercenaires qui rodaient dans les parages. J'invite tous les gens encore présents à ne pas engager le combat, au risque de connaître un destin funeste et peu enviable.
Gaqkua: Euuuuuh, et si on est pas d'accord?
Elfe: Je ne vous ai pas demandé votre avis.

La paladine afficha un sourire carnassier en s'approchant lentement du corps gesticulant d'Akavar.

Krayvur: Tiens, avec une dague dans le front, tu feras moins la maligne.

Le mort-vivant lança avec désinvolture un autre couteau, à se demander combien il en avait, et où il pouvait bien les cacher.

Gaqkua: Tu veux toujours avoir le dernier mot toi.
Krayvur: Question de principe.

La femme agita une main et un bouclier lumineux l'engloba aussitôt, sur lequel la dague ricocha et choisit de finir sa trajectoire dans une autre direction, à savoir la jambe d'Akavar.

Akavar: Non mais ça va bien maint'nant!
Elfe: Pathétique. Je contrôle la Lumière ok?
Gaqkua: Bah tiens, trait de feu dans ta tronche!

Le tir se dissipa à son tour sur le bouclier protecteur. L'elfe éclata de rire en continuant son avancée vers le démoniste blessé.

Elenne: Arrêtez deux minutes de réagir comme des boulets, vous voyez bien que ça ne lui fait rien!
Gaqkua: Fallait tenter le coup.
Krayvur: On est pas des lopettes nous. On voit un truc qui bouge, on le tue. Et puis c'est tout. Si le truc en question essaie de nous tuer, ça donne une bonne raison.
Elenne: OUI! Sauf que là ça lui fait rien, donc réfléchissez trente secondes à la situation, la méthode bourrin marche pas à chaque fois!
Gaqkua: Ouais mais ça fonctionne assez souvent avec Krayvur quand même.
Krayvur: En plus, y a pas à réfléchir, cette morue se planque derrière une protection magique. Faut déglinguer sa protection en tapant dedans.

Elenne passa sa main sur sa figure.

Gaqkua: Attends, il a raison! On donne tout ce qu'on a, elle va pas pouvoir tenir indéfiniment.

Sans attendre l'accord de la mage, l'assassin et le diablotin sautèrent par dessus le rocher et s'élancèrent vers l'elfe de sang, qui ne pensait pas rencontrer un jour des êtres aussi irresponsables.

Elfe: C'est perdu d'avance, que pouvez-vous espérer face à un chevalier de sang?
Gaqkua: A moooooooort!

Krayvur taillada dans tous les sens le bouclier de l'elfe sans ralentir une seconde. Gaqkua lançait trait de feu sur trait de feu en les assaisonnant d'insultes bien senties. Elenne concentrait dans son coin une importante quantité d'énergie, en puisant dans toutes ses réserves.
La paladine sentit son bouclier faiblir et appela le feu du ciel pour punir le diablotin, qui finit aussitôt en tas de cendres. Elle parvint à projeter Krayvur à terre en exploitant une faille dans sa posture de combat, et l'entrava au sol avec un autre sort de Lumière, qui empêchait communément les morts-vivants d'agir.

Elfe: Je vous avais prévenu que...

Un gigantesque torrent de flammes percuta de plein fouet le chevalier de sang et ses ongles manucurés. Un jet enflammé de 20 mètres de diamètres, continu, qui semblait avoir pour vocation de ne jamais s'arrêter. Le flot cessa au bout de deux longues minutes, et Elenne s'écroula par terre, complètement vidée.

Quand la fumée se dissipa, la paladine se tenait toujours debout, mais son bouclier avait disparu et la plupart de son équipement avait fondu, laissant dévoiler des parties intéressantes de son anatomie, selon Krayvur.

Elfe: Vous allez me le payer! Maintenant, vous n'avez plus rien pour m'empêcher de...

Un poing osseux percuta avec fracas le beau visage de l'elfe, dans un craquement sonore fort déplaisant. Le coup avait été porté avec élan et détermination, et la paladine fut mise K.O instantanément. Akavar se tenait à présent la main en sautillant sur place.

Akavar: Aïe Aïe Aïe, ça pique, ça pique! J'ai senti mes os se péter...

Flubby choisit ce moment pour enfin déterrer sa tête, et jeta un regard étonné au tas de cendres qui constituait auparavant Gaqkua.

Krayvur: T'aurais pu l'achever de loin au lieu de lui filer une mandale, Aka.
Akavar: Oui mais sur le coup, j'avais plus beaucoup de mana, la dague dans ma jambe aspire l'énergie magique.
Krayvur: Pardon... Attention au fait, elle explose au bout de cinq minutes aussi.

BAAAAAAM!

Akavar: MAIS BORDEL!


Fin du chapitre 11.

Akavar va t-il s'en remettre? Y a t-il encore beaucoup de mercenaires dangereux qui cavalent dans les bois? Comment Elenne peut-elle déchaîner un aussi monstrueux pouvoir? Combien d'xp a engrangé Krayvur au cours de ce chapitre? Où est Schpunzer?

Les réponses sont toutes dans le chapitre 12... TATATAMMMM!


L'auteur s'excuse pour le langage outrancier de Gaqkua et Bobby, et pour la violence toujours spontanée de Krayvur.

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Publié dans Saison 3

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