Chapter 14: Banzaïgopoutr'
Résumé des épisodes précédents: Y a des mecs qui sont rentrés dans Ombrecroc par effraction, qui ont tué presque tout le monde, un mec en armure est passé derrière et a déglingué deux membres du groupe (deux membres elfiques, comme par hasard) avant de se faire marraver à son tour, un diablotin s'est fait bouffer par un loup géant, qui est mort peu de temps après. Y a un démoniste qui a perdu ses deux bras et ses deux jambes à cause d'un pépin démoniaco-magique. Et y a eu un épisode louche juste avant sans aucun rapport. Et le maitre du donjon, Arugal, se fout de tout ceci et préfère vaquer à ses occupations trépidantes.
Elenne: L'important, c'est de rester calme.
Akavar: C'est pas toi qui a perdu tes bras et tes jambes dans cette eau dégueulasse!
Corfi: C'est juste du sang et de la sueur mélangés à de l'eau...
Elenne: Bon, tu n'as qu'à faire apparaitre une pierre de soins, ça devrait marcher...
Akavar: Faut pas avoir des bras pour tenter ça?
Elenne: J'en sais rien moi, comment tu fais d'habitude?
Akavar: Bah j'ai jamais fait, se soigner, c'est pour les faibles.
Corfi: T'as pas l'air idiot maintenant.
Elenne: Mais, allez, on peut pas te faire un cours accéléré là!
Corfi: J'ai un pote orc, je l'ai vu faire une fois. Faut que tu te concentres très fort, que tu altères l'intégrité d'une âme pour la transformer en pierre de soins.
Akavar: La flemme... Je vais plutôt ramper jusqu'à mes mains, et les rattacher par la seule force de ma persévérance.
Akavar se mit à gesticuler comme un asticot dans l'eau sale, à la recherche de ses mains, en poussant des cris de hargne et en marmonnant "eye of the tiger". Il attrapa au bout d'une paire de minutes sa main gauche qu'il entreprit de rattacher à son corps, le tout avec les dents.
Elenne: C'est navrant...
Corfi: C'est triste, je dirais même...
Après un long combat contre ses propres limites, Akavar se remit debout, fier, et appliqua une couche de sang de loup séché pour cicatriser.
Akavar: Hehehehe! En pleine forme!
Elenne: Répugnant.
Akavar: Heho, de mon vivant, j'étais plutôt bien, j'étais carrément pas mal!
Elenne: C'est ça, avance.
Le groupe de trois atteignit finalement une large porte, bien classieuse, le genre "château de bourgeois depuis 25 générations de consanguinités bienheureuses".
Akavar pensait qu'il était temps d'invoquer un familier de combat, et il appela à lui l'obèse Charthang.
Charthang: Bonjour mon bonhomme, salut les aminches!
Elenne: Lui aussi, c'est un cas social?
Akavar: Il est bien plus amical que l'autre minus, mais tout aussi chiant je pense...
Charthang: Je dois faire pitance, je n'ai guère mangé depuis longtemps, et mon estomac crie famine!
Akavar: Commence pas, tu mangeras après m'avoir prouvé ton utilité en pétant la tronche d'Arugal!
Charthang: Arugal? Ce petit humain maigrichon, voire rachitique? Oui, il est pitoyable, mais ça ne m'intéresse guère. J'ai très très faim, personne n'aurait un gigot froid?
Corfi: Je crois que je préfère Gaqkua.
Elenne: Pas moi, au moins il alerte pas les gardes lui.
Akavar: Ouais, m'enfin y a plus de gardes pour le coup, le dernier, Corfi lui a écrasé la tête avec ses bottes.
Corfi: Ouais, faudra que je les lave.
Elenne: Bon, avant de rentrer, un plan de bataille...
Corfi: Mais non, on rentre, on crie banzaï et on poutre ce sale archimage.
Charthang: Et après, on se fait un roti de trotteurs des plaines aux fines herbes d'Ashenvale. Un régal!
Elenne lacha une grosse mandale au démon bleu qui en fit une rotation à 360 degrés et s'écroula au sol.
Akavar: Ah ok...
Corfi: Pourquoi t'as jamais fait ça à Gaqkua?
Akavar: En plus, il a pas tort, un roti de trotteurs aux fines herbes d'Ashenvale c'est excellent...
Corfi: Carrément.
Elenne: Vous en voulez une aussi?
Corfi: Non merci.
Akavar: Sans façon.
Elenne: Bon, un plan donc... On rentre discrètement, on essaye de tuer Arugal dans le dos avec un poignard.
Akavar: Le voleur est crevé, je te rappele.
Corfi: Ou sinon, on rentre, on gueule, je lui fous des coups de hache, on fait subir à son cadavre quelques outrages et chacun retourne dans sa famille.
Akavar: Pas de famille...
Elenne: Dnas ma famille, c'est tous des imbéciles.
Akavar: Bah ouais, c'est des elfes quoi.
Le démoniste sentit une baffe assez violente lui traverser la joue, et s'écroula à son tour.
Corfi: Eh, mais arrête!
Elenne: J'en peux plus!
Corfi: Mais on fait comment maint... Ah non, ils se relèvent.
Akavar: La dérouillée...
Charthang: Oui, je l'ai également senti passer.
Akavar: Bon, euh j'm'excuse de penser que les elfes sont tous des imbéciles arrogants et sans cervelle qui se complaisent dans leur prétendue supériorité sur les autres races...
Elenne: ... D'accord, excuses acceptées.
Mais bon, après cette scène émouvante (humiliante du point de vue Akavarien), vient une scène plus... plus... plus comme d'habitude, et Charthang ouvrit grand la porte d'Arugal en beuglant qu'il lui fallait imminemment une collation.
Agacement et peur d'un côté, étonnement de l'autre.
Arugal était assis dans un fauteuil à lire un quelconque livre alors que son fidèle Ragelune gémissait sur son épaule. La pièce était grande et bien éclairée, et comprenait une petite cheminée, des tableaux anciens, et des posters de demoiselles devêtues. Le groupe d'aventuriers faisait face à une balustrade et le grand archimage se trouvait 5 mètres en dessous.
Arugal: Oui, c'est pourquoi?
Ragelune: Ce sont eux, maître! On va mourir...
Le Ragelune fondit en larmes tandis qu'Arugal refermait son livre sur les "1000 et 1 façons d'assaisonner le Worg.
Arugal: Oh, bonjour à vous! Si vous êtes arrivés jusqu'ici, vous devez être assez forts, mais vos capacités n'atteignent pas un millième des miennes. Repartez, et refermez derrière vous, sinon ça fait des courants d'air.
Akavar: Ok, au revoir vieux!
Elenne: Non, reste-là! On ne bougera pas d'ici, nous sommes venus pour vous faire cesser vos méfaits.
Arugal: Mes méfaits?
Elenne: Vous savez, le massacre des mages par vos protégés griffus, votre emprise sur les environs, ce genre de choses.
Arugal: Si les mages surpuissants de Dalaran sont morts là où trois pauvres clampins sont arrivés sans encombre devant moi en traversant un donjon remplis de mes enfants et d'esprits vengeurs, on ne peut que penser à la faiblesse des mages, et donc leurs morts étaient inévitables, voire nécessaires.
Corfi: Euh, sans encombres, on a perdu deux mecs quand même...
Akavar: Ouais, enfin ce n'étaient que des el... Hum, non rien...
Corfi: Assez parlé, dans ce chapitre il n'y aura eu que de la parlote, place au combat!
Akavar: Dans ce chapitre?
Corfi sauta par dessus la balustrade qui lui faisait face et planta sa hache dans le torse du Ragelune qui s'écroula aussitôt. Charthang préféra descendre les escaliers à son rythme, tandis qu'Elenne entamait Arugal d'un bon coup de boule de feu. Akavar descendait à son tour l'escalier pour y voir plus clair.
Les bibelots se brisaient alors que les projectiles magiques dévalaient à travers la pièce et un vase précieux s'effondra sur la caboche d'Akavar qui eut quelques difficultés à reprendre ses esprits.
Arugal esquivait facilement les moulinets du tauren et assénait son agresseur de trait de givre jusqu'à ce qu'enfin, il cesse de beugler, pétrifié comme une statue de glace. Akavar immola Arugal, qui commençait sérieusement à sentir le brûlé, tandis que l'elfette essayait toutes les variantes possibles de projectiles en feu. Charthang arrivait enfin au corps à corps alors qu'Arugal lachait un autre sort de givre sur le mort-vivant démoniste, qui s'effondrait mollement sur le sol gelé.
Le démon bleu fit alors preuve de son extraordinaire résistance en absorvant la centaine de sortilèges qui lui pleuvaient littéralement dessus. En effet, la pluie orageuse qui sévissait à l'extérieur du donjon se transformait en une très dangereuse pluie d'énormes grêlons, venant ruiner le beau plafond de la salle d'Arugal. L'archimage ne vit pas la poutre qui s'échouait vers son crâne, sous l'effet de la grêle et Elenne entendit clairement les os du mage se faire broyer, et le cri de celui-ci s'évanouire quelques instants après.
La pluie reprit une consistance normale et l'elfe sut que la vie de l'archimage détraqué avait pris fin. Elle sauta en bas des escaliers d'un bond et s'assura que Corfi et Akavar étaient vivants, puis les réchauffa d'un bon sort de braises ardentes.
Akavar: Eh bien, on les a eu, ces enfoirés... Vous trouvez pas qu'il fait un peu froid?
Corfi: Oui, on supporterait bien une petite laine.
Akavar: Bravo Charthang, t'as été assez utile pour le coup...
Charthang: Merci gaillard, je vais aux cuisines si vous voulez bien, doit y avoir de quoi se remplir le bide.
Elenne: Bon boulot en tout cas, alors il a quoi cet archimage... Une robe très sympa, une dague mortelle, un magazine ... masculin.
Akavar: Envoie la dague! Merci.
Corfi: Bon bah, passe moi le magazine...
Elenne: C'est ça, fais comme si de rien n'était. Elle me va bien cette robe, pas vrai?
Akavar: Waw... (à lui-même: Mince, je l'ai pas vu se changer, Akavar, tu n'as pas été bon sur ce coup-là.)
Et ce fut l'heure des adieux.
Corfi: Bon bah, au plaisir de vous recroiser, si vous avez besoin d'aide, allez faire un tour à Thunder Bluff.
Akavar: Ouais, salut, c'était bien chouette, si vous voulez me contacter, ça m'étonnerait que vous me retrouviez, mais bon...
Elenne: Au revoir! Ce fut long mais amusant.
Corfi disparut après avoir activé sa pierre de téléportation magique (et pas gnome, la magie c'est plus meilleure que la science).
Akavar: Bordel, j'ai pas de pierre, la mienne a explosé dans la figure d'Hector.
Elenne: Attends, je te fais un portail pour Fossoyeuse, j'y vais aussi.
Akavar: Les portails elfiques magiques, je m'en méfie comme d'un nathrezim bourré...
Elenne: On a peur d'un simple portail? Chochotte.
Akavar: Je hais ces elfes...
Fin du chapitre 14 et de la saison 1 en même temps.
Où les aventures d'Akavar vont-elles le mener? Toute le monde se fout-il de la mort de Gaqkua (il reviendra toute façon), Moucha'm et Meklonn? Comment Arugal peut-il influer sur la météo? Pourquoi une elfe a t-elle réussi à survivre à une histoire racontée par un maniaque qui exècre la race elfique? Qu'a trouvé Charthang dans les cuisines? Comment peut-on parler de la fin de la saison 1 alors que son début n'avait été annoncé nulle part?
Vous ne saurez jamais, jamais muhahahahaha, tout cela dans le chapitre 1 de la saison 2, dont j'ignore encore le titre définitif.
A la revoyure
Elenne: L'important, c'est de rester calme.
Akavar: C'est pas toi qui a perdu tes bras et tes jambes dans cette eau dégueulasse!
Corfi: C'est juste du sang et de la sueur mélangés à de l'eau...
Elenne: Bon, tu n'as qu'à faire apparaitre une pierre de soins, ça devrait marcher...
Akavar: Faut pas avoir des bras pour tenter ça?
Elenne: J'en sais rien moi, comment tu fais d'habitude?
Akavar: Bah j'ai jamais fait, se soigner, c'est pour les faibles.
Corfi: T'as pas l'air idiot maintenant.
Elenne: Mais, allez, on peut pas te faire un cours accéléré là!
Corfi: J'ai un pote orc, je l'ai vu faire une fois. Faut que tu te concentres très fort, que tu altères l'intégrité d'une âme pour la transformer en pierre de soins.
Akavar: La flemme... Je vais plutôt ramper jusqu'à mes mains, et les rattacher par la seule force de ma persévérance.
Akavar se mit à gesticuler comme un asticot dans l'eau sale, à la recherche de ses mains, en poussant des cris de hargne et en marmonnant "eye of the tiger". Il attrapa au bout d'une paire de minutes sa main gauche qu'il entreprit de rattacher à son corps, le tout avec les dents.
Elenne: C'est navrant...
Corfi: C'est triste, je dirais même...
Après un long combat contre ses propres limites, Akavar se remit debout, fier, et appliqua une couche de sang de loup séché pour cicatriser.
Akavar: Hehehehe! En pleine forme!
Elenne: Répugnant.
Akavar: Heho, de mon vivant, j'étais plutôt bien, j'étais carrément pas mal!
Elenne: C'est ça, avance.
Le groupe de trois atteignit finalement une large porte, bien classieuse, le genre "château de bourgeois depuis 25 générations de consanguinités bienheureuses".
Akavar pensait qu'il était temps d'invoquer un familier de combat, et il appela à lui l'obèse Charthang.
Charthang: Bonjour mon bonhomme, salut les aminches!
Elenne: Lui aussi, c'est un cas social?
Akavar: Il est bien plus amical que l'autre minus, mais tout aussi chiant je pense...
Charthang: Je dois faire pitance, je n'ai guère mangé depuis longtemps, et mon estomac crie famine!
Akavar: Commence pas, tu mangeras après m'avoir prouvé ton utilité en pétant la tronche d'Arugal!
Charthang: Arugal? Ce petit humain maigrichon, voire rachitique? Oui, il est pitoyable, mais ça ne m'intéresse guère. J'ai très très faim, personne n'aurait un gigot froid?
Corfi: Je crois que je préfère Gaqkua.
Elenne: Pas moi, au moins il alerte pas les gardes lui.
Akavar: Ouais, m'enfin y a plus de gardes pour le coup, le dernier, Corfi lui a écrasé la tête avec ses bottes.
Corfi: Ouais, faudra que je les lave.
Elenne: Bon, avant de rentrer, un plan de bataille...
Corfi: Mais non, on rentre, on crie banzaï et on poutre ce sale archimage.
Charthang: Et après, on se fait un roti de trotteurs des plaines aux fines herbes d'Ashenvale. Un régal!
Elenne lacha une grosse mandale au démon bleu qui en fit une rotation à 360 degrés et s'écroula au sol.
Akavar: Ah ok...
Corfi: Pourquoi t'as jamais fait ça à Gaqkua?
Akavar: En plus, il a pas tort, un roti de trotteurs aux fines herbes d'Ashenvale c'est excellent...
Corfi: Carrément.
Elenne: Vous en voulez une aussi?
Corfi: Non merci.
Akavar: Sans façon.
Elenne: Bon, un plan donc... On rentre discrètement, on essaye de tuer Arugal dans le dos avec un poignard.
Akavar: Le voleur est crevé, je te rappele.
Corfi: Ou sinon, on rentre, on gueule, je lui fous des coups de hache, on fait subir à son cadavre quelques outrages et chacun retourne dans sa famille.
Akavar: Pas de famille...
Elenne: Dnas ma famille, c'est tous des imbéciles.
Akavar: Bah ouais, c'est des elfes quoi.
Le démoniste sentit une baffe assez violente lui traverser la joue, et s'écroula à son tour.
Corfi: Eh, mais arrête!
Elenne: J'en peux plus!
Corfi: Mais on fait comment maint... Ah non, ils se relèvent.
Akavar: La dérouillée...
Charthang: Oui, je l'ai également senti passer.
Akavar: Bon, euh j'm'excuse de penser que les elfes sont tous des imbéciles arrogants et sans cervelle qui se complaisent dans leur prétendue supériorité sur les autres races...
Elenne: ... D'accord, excuses acceptées.
Mais bon, après cette scène émouvante (humiliante du point de vue Akavarien), vient une scène plus... plus... plus comme d'habitude, et Charthang ouvrit grand la porte d'Arugal en beuglant qu'il lui fallait imminemment une collation.
Agacement et peur d'un côté, étonnement de l'autre.
Arugal était assis dans un fauteuil à lire un quelconque livre alors que son fidèle Ragelune gémissait sur son épaule. La pièce était grande et bien éclairée, et comprenait une petite cheminée, des tableaux anciens, et des posters de demoiselles devêtues. Le groupe d'aventuriers faisait face à une balustrade et le grand archimage se trouvait 5 mètres en dessous.
Arugal: Oui, c'est pourquoi?
Ragelune: Ce sont eux, maître! On va mourir...
Le Ragelune fondit en larmes tandis qu'Arugal refermait son livre sur les "1000 et 1 façons d'assaisonner le Worg.
Arugal: Oh, bonjour à vous! Si vous êtes arrivés jusqu'ici, vous devez être assez forts, mais vos capacités n'atteignent pas un millième des miennes. Repartez, et refermez derrière vous, sinon ça fait des courants d'air.
Akavar: Ok, au revoir vieux!
Elenne: Non, reste-là! On ne bougera pas d'ici, nous sommes venus pour vous faire cesser vos méfaits.
Arugal: Mes méfaits?
Elenne: Vous savez, le massacre des mages par vos protégés griffus, votre emprise sur les environs, ce genre de choses.
Arugal: Si les mages surpuissants de Dalaran sont morts là où trois pauvres clampins sont arrivés sans encombre devant moi en traversant un donjon remplis de mes enfants et d'esprits vengeurs, on ne peut que penser à la faiblesse des mages, et donc leurs morts étaient inévitables, voire nécessaires.
Corfi: Euh, sans encombres, on a perdu deux mecs quand même...
Akavar: Ouais, enfin ce n'étaient que des el... Hum, non rien...
Corfi: Assez parlé, dans ce chapitre il n'y aura eu que de la parlote, place au combat!
Akavar: Dans ce chapitre?
Corfi sauta par dessus la balustrade qui lui faisait face et planta sa hache dans le torse du Ragelune qui s'écroula aussitôt. Charthang préféra descendre les escaliers à son rythme, tandis qu'Elenne entamait Arugal d'un bon coup de boule de feu. Akavar descendait à son tour l'escalier pour y voir plus clair.
Les bibelots se brisaient alors que les projectiles magiques dévalaient à travers la pièce et un vase précieux s'effondra sur la caboche d'Akavar qui eut quelques difficultés à reprendre ses esprits.
Arugal esquivait facilement les moulinets du tauren et assénait son agresseur de trait de givre jusqu'à ce qu'enfin, il cesse de beugler, pétrifié comme une statue de glace. Akavar immola Arugal, qui commençait sérieusement à sentir le brûlé, tandis que l'elfette essayait toutes les variantes possibles de projectiles en feu. Charthang arrivait enfin au corps à corps alors qu'Arugal lachait un autre sort de givre sur le mort-vivant démoniste, qui s'effondrait mollement sur le sol gelé.
Le démon bleu fit alors preuve de son extraordinaire résistance en absorvant la centaine de sortilèges qui lui pleuvaient littéralement dessus. En effet, la pluie orageuse qui sévissait à l'extérieur du donjon se transformait en une très dangereuse pluie d'énormes grêlons, venant ruiner le beau plafond de la salle d'Arugal. L'archimage ne vit pas la poutre qui s'échouait vers son crâne, sous l'effet de la grêle et Elenne entendit clairement les os du mage se faire broyer, et le cri de celui-ci s'évanouire quelques instants après.
La pluie reprit une consistance normale et l'elfe sut que la vie de l'archimage détraqué avait pris fin. Elle sauta en bas des escaliers d'un bond et s'assura que Corfi et Akavar étaient vivants, puis les réchauffa d'un bon sort de braises ardentes.
Akavar: Eh bien, on les a eu, ces enfoirés... Vous trouvez pas qu'il fait un peu froid?
Corfi: Oui, on supporterait bien une petite laine.
Akavar: Bravo Charthang, t'as été assez utile pour le coup...
Charthang: Merci gaillard, je vais aux cuisines si vous voulez bien, doit y avoir de quoi se remplir le bide.
Elenne: Bon boulot en tout cas, alors il a quoi cet archimage... Une robe très sympa, une dague mortelle, un magazine ... masculin.
Akavar: Envoie la dague! Merci.
Corfi: Bon bah, passe moi le magazine...
Elenne: C'est ça, fais comme si de rien n'était. Elle me va bien cette robe, pas vrai?
Akavar: Waw... (à lui-même: Mince, je l'ai pas vu se changer, Akavar, tu n'as pas été bon sur ce coup-là.)
Et ce fut l'heure des adieux.
Corfi: Bon bah, au plaisir de vous recroiser, si vous avez besoin d'aide, allez faire un tour à Thunder Bluff.
Akavar: Ouais, salut, c'était bien chouette, si vous voulez me contacter, ça m'étonnerait que vous me retrouviez, mais bon...
Elenne: Au revoir! Ce fut long mais amusant.
Corfi disparut après avoir activé sa pierre de téléportation magique (et pas gnome, la magie c'est plus meilleure que la science).
Akavar: Bordel, j'ai pas de pierre, la mienne a explosé dans la figure d'Hector.
Elenne: Attends, je te fais un portail pour Fossoyeuse, j'y vais aussi.
Akavar: Les portails elfiques magiques, je m'en méfie comme d'un nathrezim bourré...
Elenne: On a peur d'un simple portail? Chochotte.
Akavar: Je hais ces elfes...
Fin du chapitre 14 et de la saison 1 en même temps.
Où les aventures d'Akavar vont-elles le mener? Toute le monde se fout-il de la mort de Gaqkua (il reviendra toute façon), Moucha'm et Meklonn? Comment Arugal peut-il influer sur la météo? Pourquoi une elfe a t-elle réussi à survivre à une histoire racontée par un maniaque qui exècre la race elfique? Qu'a trouvé Charthang dans les cuisines? Comment peut-on parler de la fin de la saison 1 alors que son début n'avait été annoncé nulle part?
Vous ne saurez jamais, jamais muhahahahaha, tout cela dans le chapitre 1 de la saison 2, dont j'ignore encore le titre définitif.
A la revoyure
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