Chapitre 14 : A la recherche du cadavre disparu (le tout en musique)

Publié le par Gaqkua

Résumé rapide des épisodes précédents par Gaqkua lui-même.

Ouais alors donc, y a eu une genre de lettre débile envoyée par un abruti quelconque à Akavar, qui lui demandait de ramener ses fesses à Fossoyeuse pour voir Sylvanas tout ça. Alors lui il y va mais en fait c’était un leurre, y a pas de Sylvanas, juste des apothicaires qui veulent qu’Akavar leur aide à faire on sait pas trop quoi. Alors lui il accepte, comme le gros soumis qu’il est. Et là, on se fait embarquer jusque devant une genre de porte, on sait pas ce qu’il y a derrière, c’est très mystérieux, mais vu la façon dont s’est déroulé le récit jusqu’à maintenant, ça va encore être un truc bien débile, une pirouette scénaristique de demeuré en puissance. Bref, bon épisode malgré tout.

Akavar tourna la poignée de la porte, la main moite, en retenant sa respiration. Il écarquilla les yeux en observant le décor de cette salle étrange. Une grande salle circulaire, avec une table et des chaises qui flottent, un immense buste de gorille d’Un Goro en face de la porte, tout au fond, un sourire de beau gosse sur ses lèvres simiesques, avec les deux pouces levés. Cinq chaises étaient disposées autour de la salle, dont une vide, sûrement la sienne. Il reconnut sans peine Corfi le tauren et Elenne la mage elfe avec qui il avait participé au pourrissage d’Arugal. Un réprouvé dégarni au sourire niais occupait une autre chaise volante. Le dernier siège était occupé par un autre réprouvé, portant une immense toque farfelue, sur laquelle était greffé une pancarte « SUPER APOTHICAIRE, YOUPLA YOP ».

Après un bref salut, le démoniste grimpa jusqu’à sa chaise flottante, adressa un sourire forcé à Elenne et Corfi et se tourna finalement vers le Super Apothicaire.

Super Apothicaire : Salut, j’suis le Super Apothicaire !
Akavar : J’ai cru remarquer ouais.
Super Apothicaire : Bon, Akavar, vous connaissez déjà Corfi et Elenne, voici un mage de glace, il s’appelle Freddy.
Freddy : Urk urk salut…
Super Apothicaire : Donc, si je vous ai convoqué ici, c’est parce que j’ai une petite mission à vous confier.
Corfi : On m’avait promis des biscuits en venant ici, où sont mes biscuits ?
Elenne : On m’avait dit que si je venais, j’aurai une guitare magique pour remplacer celle que j’ai cassé.
Akavar : Moi on m’a assuré que je verrai Sylvanas, où qu’elle est ?
Super Apothicaire : Vous aurez ce qu’on vous a promit, voici déjà la guitare, on vous la prête.
Elenne : Chouette.
Super Apothicaire : Mais, vous devrez faire quelque chose pour nous. En fait, on voulait se servir du cadavre d’Arugal pour créer des saloperies dans notre Apothicarium, mais Freddy, chargé de la récupération des cadavres intéressants, m’a assuré que le corps avait disparu. Alors j’ai été mandaté personnellement pour retrouver notre cadavre en fuite. Aussi je fais appel à vous, vous pouviez pas cacher les restes dans les douves un truc comme ça ? Bref vous allez rattraper le corps et le ramener ici.
Corfi : Non mais vous croyez pas qu’on a autre chose à faire ?
Akavar : En plus retrouver un cadavre, le truc pas galère déjà…
Super Apothicaire : On sait que le corps n’a pas quitté la forêt des pins, on a quadrillé le secteur.
Elenne : Mais vous… Vous êtes des gros débiles vous…
Super Apothicaire : Etes-vous partant pour cette mission ?
Akavar : Si je peux voir Sylvanas j’en suis.
Elenne : J’y vais aussi…
Corfi : Non, je ne veux pas, ce sera sans moi.
Super Apothicaire : Corfi… Et les biscuits ? Vous ne pensez plus aux biscuits ? Toute votre vie vous vous direz « Pourquoi ? Pourquoi n’ai-je pas cherché le cadavre puant d’Arugal, alors que des biscuits étaient en jeu ? ». Même si vous trouvez un jour une autre boîte de biscuits, ils ne parviendront jamais à vous faire oublier NOTRE boîte de biscuits. Vous finirez malheureux, c’est ce que vous voulez ?
Corfi : Non mais je…
Super Apothicaire : Accomplissez cette mission. Pas pour nous, pas pour vos compagnons de quête, pas pour vous ! Pour les biscuits… En plus ils sont au citron.
Corfi : D’a…d’accord.
Super Apothicaire : Freddy vous accompagnera, c’est un mage de glace, un débile profond, mais surtout un très bon fournisseur de cadavres.
Akavar : Génial…


Deux jours plus tard…

Le petit groupe de quatre personnes (et le diablotin) campait au bord du lac Lordamere après en avoir chassés les murlocs et les ragelunes à coups de pieds dans les parties intimes et autres sévices corporelles humiliantes. C’était un groupe toujours bredouille qui mangeait des brochettes de murlocs autour d’un feu de camp, une nuit claire, alors que les rayons de la lune se reflétaient dans l’eau, ce genre de conneries.

Corfi dormait déjà à poings fermés, épuisé qu’il était après avoir couru après un gnoll mort vivant qui lui avait volé son pantalon pendant dix heures.

Freddy, Elenne, Gaqkua et Akavar somnolaient autour du feu douillet. Le démoniste jouait aux cartes contre son diablotin, qui trichait évidemment. Elenne jouait sa chanson fétiche sur sa nouvelle guitare, et Freddy ricanait comme un abruti dans son coin en mangeant des insectes et du sable.

Gaqkua : Encore gagné !
Akavar : Non mais c’est pas possible ça ! A croire que tu triches…
Gaqkua : Heho, je triche pas, je triche jamais. Faudrait vraiment être un sacré demeuré pour tricher dans une partie amicale.
Akavar : …
Gaqkua : …
Akavar : …
Gaqkua : Ok, j’ai triché, j’ai 50 jeux de cartes cachés dans mes oreilles.
Akavar : Je m’en doutais. Bon, je te désinvoque, je vais plutôt invoquer Chartha… Non Carrona, soyons logique, Charthang est aussi chiant que toi.
Gaqkua : Ouais bon salut.
Freddy : Urk urk urk, la loose…
Carrona : Ah, enfin tu arrêtes de faire ton masochiste en gardant la crotte de diablotin avec toi constamment…
Akavar : Moui pourquoi je n’y ai pas pensé plus tôt ? Bon, on joue aux cartes.
Elenne : Once I rose above the noise and confuuusion...
Carrona: Tu sers?
Elenne: Just to get a glimpse beyooond this illuuusion!
Akavar: Ouaip...
Elenne: I was soaring ever higheeeeeeeeer, but I flew too hiiiigh...
Akavar: Tu l’as dit Elenne...
Carrona : Bon, et pour Arugal, comment on fait, donc ?
Akavar : Bah là on bute tout ce qui vit dans la forêt des pins jusqu’à trouver ce qui a embarqué le corps de l’archimage.
Carrona : Il est peut-être vivant…
Akavar : Bah non, on lui a arraché la tête pour en faire un trophée…
Elenne : Carry on my wayward soooooon, for there'll be peace when you are dooone!
Corfi: C’est fini la guitare? J’essaie de dormir.
Freddy : Urk urk, dormir, puis repartir trouver Arugal. Et manger lui…
Akavar : Nan, pas manger lui.
Freddy : Manger insectes pas suffisant, urk urk urk, besoin chair fraiche…
Akavar : Quel taré.


Le lendemain, le groupe se remit en route au cœur de la forêt des pins argentés, en massacrant allègrement la faune et la flore locale. Après une troisième journée bredouille, le groupe décida de s’installer sur l’île de Fenris pour la nuit, sur un coup de tête. Arugal ne pouvait être que là. Aussi, la compagnie regardait l’île de Fenris au milieu du lac, les bras ballants, sur une passerelle délabrée, en réfléchissant sur la meilleure façon de traverser.

Akavar : Me semble qu’il va falloir y aller à la nage.
Corfi : Oui, il n’y a pas d’embarcations, rien.
Elenne : Je ne veux pas nager dans cette eau dégoûtante, où ont traîné morts-vivants dégoulinants, murlocs poisseux et autres atrocités innommables !
Akavar : Va bien falloir. Moi aussi ça me gonfle, je nage aussi bien que je me bats.
Carrona : Tu… tu viens de te lancer une pique tout seul non ?
Akavar : Oui, Gaqkua me manque finalement. Enfin pas au point de le réinvoquer.
Freddy : EAU CHAUDE BRULER ZOMBIE !
Corfi : Non mais elle est pas chaude, espèce de dégénéré.
Akavar : Elle est glacée oui. Y a des bestioles au fond de l’eau je parie, en plus. Tu vas voir qu’elles vont m’attraper les chevilles et essayer de me bouffer.
Elenne : Aller sur l’île de Fenris, infesté de gnolls, de nuit, c’est peut-être pas une excellente idée. Attendons le jour. C’est pas raisonnable d’y aller maintenant, à l’aveuglette.
Akavar : Voyons, depuis le début de cette histoire, il ne s’est rien passé de raisonnable, et c’est de pire en pire.
Carrona : Ah oui ?
Akavar : Oui t’étais pas là au tout début, tu demanderas à Gaqkua, c’était plus soft dans la saison 1, moins d’excentricités. Maintenant, on fait vraiment n’importe quoi.
Corfi : Quelle histoire ? Et quelle saison 1 ?
Akavar : Non laisse tomber.
Corfi : Ok, allons-y.
Elenne : Mais… Ma robe de mage va être trempée !
Akavar : Chochotte…

Le démoniste montra l’exemple à ne pas suivre en plongeant dans l’eau tout habillé. Vachement agréable quand tu te balades en tissu, surtout avec une robe. Freddy plongea à son tour, ne s’inquiétant pas le moins du monde pour ses infâmes guenilles que personne n’oserait appeler « vêtements ». Corfi sauta dans l’eau tout en armure et coula directement tout au fond du lac, sans broncher.

Elenne : Non, je prends soin de mes vêtements moi, bande de bourrins. Je suis une elfe quand même, même si je suis assez agréable à vivre et cool, je reste soucieuse de mon aspect extérieur.
Carrona : Pour ne pas tremper tes vêtements, enlève-les…
Akavar : AH, je l’attendais ! J’en étais sûr, depuis le moment qu’on en parlait, je savais que cette phrase allait tomber !
Carrona : Mais quoi ?
Akavar : J’avais raison ! C’est tout ! Je le savais !
Freddy : Freddy veut manger… Vite !
Corfi, ayant enlevé ses bottes de mailles pour remonter à la surface : Dîtes, on va pas y passer la nuit si ?
Elenne : D’accord, retournez-vous !
Carrona : …
Akavar : … C’est bon ?
Elenne : Attendez, je plonge, ne me regardez pas.
Corfi : Je vais sentir le chien mouillé avec vos conneries.
Elenne : Voilà c’est bon.
Akavar : Enfin ! Bon tout le monde sait nager j’imagine ?
Corfi : Maintenant que vous le dîtes… Eh me regardez pas comme ça !
Freddy : Avance, avance, avaaaaance. Freddy veut tuer !
Carrona : Il m’inquiète celui-là…
Akavar : Vous êtes tous bien plus inquiétants que lui, dans vos genres.


Au bout de deux heures de discussion inutile, les 5 aventuriers se décidèrent à traverser le lac à la nage, Akavar se fit choper la cheville par une créature comme prévu, mais tout le monde atteignit finalement le rivage sans encombre. Tandis qu’Elenne se rhabillait dans un coin, le démoniste regardait l’imposant donjon de l’île de Fenris, qui devait avoir fière allure du temps de sa splendeur. Parce que maintenant, l’édifice tombait en ruines et l’odeur si particulière du gnoll mort-vivant s’en dégageait de telle sorte que même le nez mort du réprouvé la sentit. La soirée se finit une fois de plus autour d’un feu de camp, sans qu’aucun gnoll ne vienne pointer son museau sale. Ce qui était étrange. Surtout vu le raffut que faisait la mage elfe avec sa guitare.

Elenne : On a stormy sea of mooooving emotion tossed about I'm like a shiiip on the oooocean, I set a course for winds of fortuuuuune, but I hear the voices saaaaaaaaaaaay!
Corfi: C’est pas bientôt fini?

Fin du chapitre 14

Le corps d’Arugal est-il sur l’île de Fenris ? Pourquoi aucun gnoll n’a attaqué le groupe alors qu’ils sont plus bruyants qu’une charge d’elekk ? Où va la jeunesse dans ce monde cruel et sans merci ? Gaqkua reviendra t-il dans un proche avenir ?

La réponse à toutes ces questions…

MAINTENANT !

Oui.
Ils se préparent dans le donjon.
Pas bien loin, à une soirée arrosée sans doute.
Oui.

La chanson qu’Elenne chante tout le long du chapitre est Carry on Wayward Son de Kansas. Voilà voilà, mes salutations.
Publicité

Publié dans Saison 2

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article