Chapitre 16 : Une promenade complètement folle au goulet des Warsongs !
Résumé des 15 épisodes précédents. Non c’est une blague, on va juste dire que donc, le groupe a pas récupéré Arugal, vu que le Fléau l’a embarqué pour Northrend, alors tout le groupe est rentré bredouille, la tête basse.
Super Apothicaire : Pour Northrend ? Bordel !
Akavar : Oui, c’est pas de bol…
Corfi : On va quand même pas aller à Northrend pour le récupérer au Fléau, faut pas pousser.
Super Apothicaire : Ok ok. Donc euh… Ok… Ok… Ce qu’on va faire c’est que… Ok… On va s’arranger, vous, barrez vous !
Akavar : Doucement. Nos récompenses ?
Super Apothicaire : Vos récompenses ? C‘est bizarre, mais je croyais qu’il fallait que vous m’ameniez Arugal devant moi, et là je le vois pas…
Corfi : Tu vas me filer mes biscuits sinon je mets mon poing dans ta figure, tu vois ?
Akavar : Ouais, pousse pas, on a quand même déglingué un archimage du Fléau sur l’île de Fenris, et tous ses serviteurs gnolls. Un peu de reconnaissance que diable!
Super Apothicaire : Allez vous faire mettre.
Corfi : … Carrément ?
Akavar : Non mais c’est bien, c’est toujours agréable d’entendre ça.
Freddy : Urk urk urk, ‘voir, vais chercher cadav’ pour mes coupains apothicaires…
Corfi : Ouais c’est ça, salut. On partira pas d’ici avant d’avoir eu nos biscuits.
Akavar : C’est un scandale ! Tu t’en fiches Elenne ?
Elenne : J’ai déjà eu ma guitare, et je l’ai laissé dans mon coffre à la banque de Silvermoon, j’ai senti le coup venir.
Super Apothicaire : Foutez le camp, j’ai les boules là. On voit bien que c’est pas vous qui devrez vous expliquer à Faranell, pauvres taches.
Akavar : Mais je veux voir Sylvanas ! Je veux la voooooooir !
Le démoniste fondit en larmes, en gigotant sur sa chaise et en tapant sur la table, avant de se mettre à gémir pitoyablement.
Corfi : Du calme Akavar, j’te promets qu’on les aura nos récompenses, allez sèche tes larmes.
Gaqkua : Akavar. Tu crains.
Akavar : P.. pardon, j’ai les nerfs à fleur de peau ces jours-ci.
Super Apothicaire : Si vous voulez qu’on vous donne des cadeaux, il faut les mériter, faut qu’on vous respecte. Allez zigouiller un dragon je sais pas moi. Ou bien allez tuer des elfes au goulet des Warsongs.
Corfi : Le goulet ? A Ashenvale ?
Gaqkua : Roh nan, on en vient ! J’en ai marre de cette forêt daubée !
Akavar : Bon, si je vais à Warsong, en revenant, je pourrai voir mon idole ?
Super Apothicaire : J’imagine ouais.
Corfi : Et j’aurai mes biscuits ?
Super Apothicaire : Ils en échangent contre des marques d’honneur du goulet.
Corfi/Akavar : Hourra, tous au gooooooulet !
Gaqkua : Et c’est reparti pour un tour…
Une semaine plus tard, Akavar atteignait le campement de Mor’shan, qui marquait l’entrée du goulet des Warsongs côté Horde. Elenne était reparti pour les Terres Fantomes, Krayvur était resté à Brill pour faire on sait pas trop quoi. C’était donc seulement accompagné de ses démons et de Corfi qu’Akavar s’engouffra dans l’étroit passage qui menait à la base de la Horde du goulet, après avoir signé quelques papiers, et remplit une feuille de sondage sur la présentation du campement.
13 autres aventuriers de tout poil attendaient dans une grande salle fermée par deux grilles de bois. On trouvait de tout, depuis le druide tauren jusqu’au guerrier mort-vivant, en passant par le prêtre troll et le paladin elfette de sang. Chacun affûtait ses armes, s’échauffait pour la bataille à venir. Enfin, sauf le prêtre troll qui préférait draguer une chasseresse orque. Et sauf le guerrier mort-vivant qui dansait avec un autre réprouvé, lui-même mage.
Soudainement, un orc de très haute stature, typé armoire à glaces, en armure de mailles s’avança et se plaça face aux 15 courageux combattants.
Orc : Ecoutez-moi tous ! J’suis l’Sergent-Chef… J’vais vous dire c’qui va falloir faire pour battre ces grosses raclures de l’Alliance. Parce que bon, foncez dans le tas, ça va cinq minutes, bande de grosses taches.
Guerrier réprouvé : Heho…
Sergent-Chef : SILENCE DANS LES RANGS ! Vous 15, constituez l’opération « rouleau compresseur déchaîné et désorganisé ». Vous foncez dans le tas et…
Prêtre troll : Mais, euuuh, vous aviez dit que…
Sergent-Chef : LE PROCHAIN QUI MOUFTE, IL FINIT AU MITARD ! Donc, pendant que vous dégommez tout ce qui bouge, le reste de nos troupes, on est genre une centaine, on s’empare du camp ennemi, on achève les blessés… Mais attention les demeurés, faut aussi que vous rapportiez le drapeau ennemi dans notre base.
Akavar : Pourquoi faire ?
Sergent-Chef : Pour qu’ils aient bien les boules en face tiens, démoniste pitoyable. Bon, la bataille va commencer, vous êtes pas l’élite, loin de là, mais Thrall nous a dit qu’il valait mieux que vous vous défouliez dans le goulet plutôt que de mettre le boxon ailleurs, en vous faisant miroiter des récompenses. FORCE ET HONNEUR ! Et crevez pas.
____________
Au même moment, dans la base de l’Alliance, 15 autres aventuriers de différents horizons se tenaient en ligne, au garde à vous ; face au maréchal de l’Alliance.
Maréchal : Oui, bon, donc, je suis le maréchal ok ? Alors, je vais vous expliquer rapidement votre mission, en espérant que nous ne perdions pas lamentablement une nouvelle fois.
Gnome : Poil au doigt !
Maréchal : La ferme, pourriture. Donc, vous 15, constituez l’opération « bouclier humain ». Comme vous êtes tous de misérables tanches incapables de faire autre chose que mourir face à ces enfoirés d’orcs, vous serez juste un rempart, qui occupera l’armée ennemie, le temps que le reste de notre corps de bataille d’environ 100 hommes expérimentés puissent faire une percée jusqu’à la base ennemie, pour prendre le drapeau et le ramener ici.
Elfe de la nuit : C’est une honte, nous savons nous battre ! Nous tuerons tous ces dégénérés !
Maréchal : La ferme, pourriture. Tu seras le premier à crever, tu vaux rien, t’es du caca. Tu sers à rien, t’es juste là parce qu’on veut plus de toi dans nos pattes, on a pas besoin de boulets dans l’Alliance. Alors tu vas te faire botter le cul comme prévu, les hordeux te feront avaler de la terre comme tu le mérites, avant de te laisser agoniser comme la bouse que t’es, alors que tu pataugeras dans ton sang comme une larve.
L’elfe de la nuit se mit à hurler de désespoir, en s’écroulant sur le sol, avant de se recroqueviller sur lui-même en tremblant, les yeux embués de larmes.
Paladin nain : Je crois que t’y vas un peu fort mon gars.
Maréchal : Non mais bon, ok, il y a des vrais guerriers dans l’Alliance. Mais pas vous. Les vrais guerriers, c’est ceux qui défendent les capitales, ou les villes menacées par l’ennemi, pas les clampins tout droits sortis de leurs campagnes de bouseux qui se pensent être des héros. Et ça compte aussi pour toi, pourriture de nain.
Elfette de la nuit : Tu m’étonnes qu’on perd souvent nos batailles dans le goulet, vu comment on est préparé à la défaite juste avant.
Maréchal : TOI, TU LA FERMES, pourriture. Bref, essayez de prendre un drapeau si par miracle vous survivez au premier assaut. Comme ça, ils auront bien les glandes en face.
_____________
Akavar et Corfi coururent en hurlant dès l’ouverture des grilles en bois, galvanisés par le Sergent-Chef. Sur leurs talons, Gaqkua essayait tant bien que mal de suivre son maître.
Toujours en hurlant leur rage, ils sautèrent en bas des remparts sans prendre les escaliers, imités par les 13 autres membres de l’opération « rouleau compresseur déchaîné et désorganisé ».
Corfi : ALLEZ AKA, TU LA VERRAS TA SYLVANAS !
Akavar : ET TOI, TU LES AURAS TES BISCUITS MON CORFI !
Gaqkua : Abrutis.
_____________
Charles-René le paladin nain voyait enfin la troupe puante de la Horde, qui dévalait dans leur direction. Accompagné de son amie Juliette, guerrière humaine, il se mit à hurler sa fureur en accélérant le pas vers l’ennemi, suivi de près par le reste de la compagnie « bouclier humain », beaucoup moins enthousiastes.
Charles-René : ALLEZ JULIETTE, TU LA VERRAS TA TYRANDE !
Juliette : ET TOI, TU L’AURAS TA TARTE AUX POMMES MON CHARLOT !
Gnome : Imbéciles.
_____________
Les deux groupes se rapprochaient l’un de l’autre en hurlant, comme les gros bourrins qu’ils étaient. Les catapultes de la Horde et les balistes de l’Alliance commençaient à tirer dans le tas, fauchant un gnome démoniste, un chaman orc et un lapin.
Akavar talonnait Corfi, qui venait d’esquiver un trait de baliste en sautant sur sa droite, imité dans ce geste par le démoniste. Gaqkua peinait toujours à suivre, et rouspétait du mieux qu’il pouvait.
Finalement, les deux groupes arrivèrent au contact dans un fracas épouvantable. La mêlée indescriptible qui s’ensuivit rendait Akavar ivre de rage, qui commençait son train-train habituel en incantant ses sortilèges d’affliction sur tout ce qui faisait mine de s’approcher. Corfi ouvrait en deux le régiment adverse par sa seule charge de colosse avant de lancer des coups de masse dans tous les sens. Gaqkua se planquait dans un coin, mine de rien, en attendant de trouver une proie facile à abattre.
_____________
Sergent-Chef : Bon, ils semblent que ces abrutis n’aient rien compris.
Orc : Oui, ils sont en train de vh middle comme des péons.
Sergent-Chef : Pardon ?
Orc : Excusez-moi, je voulais dire qu’ils se tapent dessus au centre du goulet, sans essayer d’atteindre le camp ennemi pour leur prendre le drapeau.
Sergent-Chef : Comme d’habitude. Envoyez le reste des troupes, conservez toutefois quelques soldats en défense avec moi. Et en attendant que notre armée arrive au contact, ordonnez un feu nourri directement dans la mêlée. Pour que l’opération « rouleau compresseur déchaîné et désorganisé » se bouge un peu les fesses.
Orc : Zog Zog.
Sergent-Chef : Dégage, tu m’énerves.
_______________
Akavar se faisait violemment malmener par la guerrière humaine, qui semblait arriver encore à maîtriser son corps malgré la pluie de sortilèges qu’elle avait dû recevoir sur sa figure. Des boulets incendiés commençaient à atterrir un peu partout sur le terrain et sur la base ennemie, ce qui assura une diversion suffisante pour Akavar, qui se glissa avec un voleur troll et un guerrier mort-vivant vers le camp de l’Alliance. Ils n’allèrent pas bien loin, faisant face à une armée imposante, une centaine d’elfes de la nuit, d’humains et de nains qui se précipitaient sur eux.
Akavar : Bordel de mer…
Un boulet enflammé s’écrasa au pied du réprouvé, qui valdingua en arrière brutalement sur vingt bons mètres.
_____________
Corfi achevait son troisième adversaire, un chasseur elfe de la nuit, avant de parer de justesse l’attaque impromptue d’un voleur gnome et de lui exploser la tronche d’un coup de masse. Le tauren regarda rapidement derrière lui, et vit l’armée de la Horde qui venaient enfin leur prêter main-forte. Puis il vit l’armée de l’Alliance devant lui qui s’élançait vers lui et les cinq autres survivants du premier assaut frontal, les autres ayant été tués, ou entraînés ailleurs sur le champ de bataille.
La chasseresse orque à ses côtés serra les dents en comptant les flèches dans son carquois. Juste 5 000. Enfin c’est déjà pas mal. Le prêtre troll continuait à draguer celle-ci, visiblement un peu attardé, au lieu de soigner le paladin elfe qui pissait le sang à deux mètres. L’a qu’à se soigner tout seul d’abord.
Le tauren inspira un grand coup avant de foncer sur la centaine d’ennemis qui lui faisait face, visiblement peu inquiet face à la mort.
_____________
Akavar finit par se relever en époussetant sa robe. Autour de lui, tout n’était que désolations. Et il aimait ça. Il vit cinq imbéciles de la Horde charger un régiment entier de l’Alliance, il vit un régiment tout aussi impressionnant de la Horde lui passer devant en beuglant. Et enfin, il vit son diablotin, à moitié mort, à quelques pas de lui. Akavar se précipita vers lui.
Akavar : Bordel Gaqkua, qui t’a fait ça ?
Gaqkua : C’était… une humaine, une guerrière. Elle m’a trouvé et m’a botté le cul, bien comme il faut. Kof kof ! Je… je vais mourir.
Akavar : Dis pas de conneries…
Gaqkua : Si si, je vais crever là, j’l’vois bien. Kof kof ! Ecoute, tu dois remporter cette bataille. Venge moi…
Akavar : Ok vieux, repose en paix.
Gaqkua : Ouais, à tout à l’heure.
Akavar : Salut.
Le démoniste se releva dignement en scrutant la base ennemie. On pouvait dire que ça allait barder. Le réprouvé se précipita vers les combats qui faisaient rage entre les deux régiments, le tout avec une musique épique et tout et tout.
Qui va remporter cet affrontement ? Akavar et Corfi vont-ils survivre ? Juliette et Charles-René vont-ils survivre ? Pourquoi le Maréchal est-il une pourriture immonde ? Akavar finira t-il enfin par voir Sylvanas ?
Les réponses à toutes ces questions dans la saison 3.
Car oui, voici venir la fin de la saison 2. C’est comme ça, j’ai décidé.
Toute ressemblance entre le titre du chapitre 16 et le titre d'un épisode de South Park serait complètement fortuite, évidemment.
Super Apothicaire : Pour Northrend ? Bordel !
Akavar : Oui, c’est pas de bol…
Corfi : On va quand même pas aller à Northrend pour le récupérer au Fléau, faut pas pousser.
Super Apothicaire : Ok ok. Donc euh… Ok… Ok… Ce qu’on va faire c’est que… Ok… On va s’arranger, vous, barrez vous !
Akavar : Doucement. Nos récompenses ?
Super Apothicaire : Vos récompenses ? C‘est bizarre, mais je croyais qu’il fallait que vous m’ameniez Arugal devant moi, et là je le vois pas…
Corfi : Tu vas me filer mes biscuits sinon je mets mon poing dans ta figure, tu vois ?
Akavar : Ouais, pousse pas, on a quand même déglingué un archimage du Fléau sur l’île de Fenris, et tous ses serviteurs gnolls. Un peu de reconnaissance que diable!
Super Apothicaire : Allez vous faire mettre.
Corfi : … Carrément ?
Akavar : Non mais c’est bien, c’est toujours agréable d’entendre ça.
Freddy : Urk urk urk, ‘voir, vais chercher cadav’ pour mes coupains apothicaires…
Corfi : Ouais c’est ça, salut. On partira pas d’ici avant d’avoir eu nos biscuits.
Akavar : C’est un scandale ! Tu t’en fiches Elenne ?
Elenne : J’ai déjà eu ma guitare, et je l’ai laissé dans mon coffre à la banque de Silvermoon, j’ai senti le coup venir.
Super Apothicaire : Foutez le camp, j’ai les boules là. On voit bien que c’est pas vous qui devrez vous expliquer à Faranell, pauvres taches.
Akavar : Mais je veux voir Sylvanas ! Je veux la voooooooir !
Le démoniste fondit en larmes, en gigotant sur sa chaise et en tapant sur la table, avant de se mettre à gémir pitoyablement.
Corfi : Du calme Akavar, j’te promets qu’on les aura nos récompenses, allez sèche tes larmes.
Gaqkua : Akavar. Tu crains.
Akavar : P.. pardon, j’ai les nerfs à fleur de peau ces jours-ci.
Super Apothicaire : Si vous voulez qu’on vous donne des cadeaux, il faut les mériter, faut qu’on vous respecte. Allez zigouiller un dragon je sais pas moi. Ou bien allez tuer des elfes au goulet des Warsongs.
Corfi : Le goulet ? A Ashenvale ?
Gaqkua : Roh nan, on en vient ! J’en ai marre de cette forêt daubée !
Akavar : Bon, si je vais à Warsong, en revenant, je pourrai voir mon idole ?
Super Apothicaire : J’imagine ouais.
Corfi : Et j’aurai mes biscuits ?
Super Apothicaire : Ils en échangent contre des marques d’honneur du goulet.
Corfi/Akavar : Hourra, tous au gooooooulet !
Gaqkua : Et c’est reparti pour un tour…
Une semaine plus tard, Akavar atteignait le campement de Mor’shan, qui marquait l’entrée du goulet des Warsongs côté Horde. Elenne était reparti pour les Terres Fantomes, Krayvur était resté à Brill pour faire on sait pas trop quoi. C’était donc seulement accompagné de ses démons et de Corfi qu’Akavar s’engouffra dans l’étroit passage qui menait à la base de la Horde du goulet, après avoir signé quelques papiers, et remplit une feuille de sondage sur la présentation du campement.
13 autres aventuriers de tout poil attendaient dans une grande salle fermée par deux grilles de bois. On trouvait de tout, depuis le druide tauren jusqu’au guerrier mort-vivant, en passant par le prêtre troll et le paladin elfette de sang. Chacun affûtait ses armes, s’échauffait pour la bataille à venir. Enfin, sauf le prêtre troll qui préférait draguer une chasseresse orque. Et sauf le guerrier mort-vivant qui dansait avec un autre réprouvé, lui-même mage.
Soudainement, un orc de très haute stature, typé armoire à glaces, en armure de mailles s’avança et se plaça face aux 15 courageux combattants.
Orc : Ecoutez-moi tous ! J’suis l’Sergent-Chef… J’vais vous dire c’qui va falloir faire pour battre ces grosses raclures de l’Alliance. Parce que bon, foncez dans le tas, ça va cinq minutes, bande de grosses taches.
Guerrier réprouvé : Heho…
Sergent-Chef : SILENCE DANS LES RANGS ! Vous 15, constituez l’opération « rouleau compresseur déchaîné et désorganisé ». Vous foncez dans le tas et…
Prêtre troll : Mais, euuuh, vous aviez dit que…
Sergent-Chef : LE PROCHAIN QUI MOUFTE, IL FINIT AU MITARD ! Donc, pendant que vous dégommez tout ce qui bouge, le reste de nos troupes, on est genre une centaine, on s’empare du camp ennemi, on achève les blessés… Mais attention les demeurés, faut aussi que vous rapportiez le drapeau ennemi dans notre base.
Akavar : Pourquoi faire ?
Sergent-Chef : Pour qu’ils aient bien les boules en face tiens, démoniste pitoyable. Bon, la bataille va commencer, vous êtes pas l’élite, loin de là, mais Thrall nous a dit qu’il valait mieux que vous vous défouliez dans le goulet plutôt que de mettre le boxon ailleurs, en vous faisant miroiter des récompenses. FORCE ET HONNEUR ! Et crevez pas.
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Au même moment, dans la base de l’Alliance, 15 autres aventuriers de différents horizons se tenaient en ligne, au garde à vous ; face au maréchal de l’Alliance.
Maréchal : Oui, bon, donc, je suis le maréchal ok ? Alors, je vais vous expliquer rapidement votre mission, en espérant que nous ne perdions pas lamentablement une nouvelle fois.
Gnome : Poil au doigt !
Maréchal : La ferme, pourriture. Donc, vous 15, constituez l’opération « bouclier humain ». Comme vous êtes tous de misérables tanches incapables de faire autre chose que mourir face à ces enfoirés d’orcs, vous serez juste un rempart, qui occupera l’armée ennemie, le temps que le reste de notre corps de bataille d’environ 100 hommes expérimentés puissent faire une percée jusqu’à la base ennemie, pour prendre le drapeau et le ramener ici.
Elfe de la nuit : C’est une honte, nous savons nous battre ! Nous tuerons tous ces dégénérés !
Maréchal : La ferme, pourriture. Tu seras le premier à crever, tu vaux rien, t’es du caca. Tu sers à rien, t’es juste là parce qu’on veut plus de toi dans nos pattes, on a pas besoin de boulets dans l’Alliance. Alors tu vas te faire botter le cul comme prévu, les hordeux te feront avaler de la terre comme tu le mérites, avant de te laisser agoniser comme la bouse que t’es, alors que tu pataugeras dans ton sang comme une larve.
L’elfe de la nuit se mit à hurler de désespoir, en s’écroulant sur le sol, avant de se recroqueviller sur lui-même en tremblant, les yeux embués de larmes.
Paladin nain : Je crois que t’y vas un peu fort mon gars.
Maréchal : Non mais bon, ok, il y a des vrais guerriers dans l’Alliance. Mais pas vous. Les vrais guerriers, c’est ceux qui défendent les capitales, ou les villes menacées par l’ennemi, pas les clampins tout droits sortis de leurs campagnes de bouseux qui se pensent être des héros. Et ça compte aussi pour toi, pourriture de nain.
Elfette de la nuit : Tu m’étonnes qu’on perd souvent nos batailles dans le goulet, vu comment on est préparé à la défaite juste avant.
Maréchal : TOI, TU LA FERMES, pourriture. Bref, essayez de prendre un drapeau si par miracle vous survivez au premier assaut. Comme ça, ils auront bien les glandes en face.
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Akavar et Corfi coururent en hurlant dès l’ouverture des grilles en bois, galvanisés par le Sergent-Chef. Sur leurs talons, Gaqkua essayait tant bien que mal de suivre son maître.
Toujours en hurlant leur rage, ils sautèrent en bas des remparts sans prendre les escaliers, imités par les 13 autres membres de l’opération « rouleau compresseur déchaîné et désorganisé ».
Corfi : ALLEZ AKA, TU LA VERRAS TA SYLVANAS !
Akavar : ET TOI, TU LES AURAS TES BISCUITS MON CORFI !
Gaqkua : Abrutis.
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Charles-René le paladin nain voyait enfin la troupe puante de la Horde, qui dévalait dans leur direction. Accompagné de son amie Juliette, guerrière humaine, il se mit à hurler sa fureur en accélérant le pas vers l’ennemi, suivi de près par le reste de la compagnie « bouclier humain », beaucoup moins enthousiastes.
Charles-René : ALLEZ JULIETTE, TU LA VERRAS TA TYRANDE !
Juliette : ET TOI, TU L’AURAS TA TARTE AUX POMMES MON CHARLOT !
Gnome : Imbéciles.
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Les deux groupes se rapprochaient l’un de l’autre en hurlant, comme les gros bourrins qu’ils étaient. Les catapultes de la Horde et les balistes de l’Alliance commençaient à tirer dans le tas, fauchant un gnome démoniste, un chaman orc et un lapin.
Akavar talonnait Corfi, qui venait d’esquiver un trait de baliste en sautant sur sa droite, imité dans ce geste par le démoniste. Gaqkua peinait toujours à suivre, et rouspétait du mieux qu’il pouvait.
Finalement, les deux groupes arrivèrent au contact dans un fracas épouvantable. La mêlée indescriptible qui s’ensuivit rendait Akavar ivre de rage, qui commençait son train-train habituel en incantant ses sortilèges d’affliction sur tout ce qui faisait mine de s’approcher. Corfi ouvrait en deux le régiment adverse par sa seule charge de colosse avant de lancer des coups de masse dans tous les sens. Gaqkua se planquait dans un coin, mine de rien, en attendant de trouver une proie facile à abattre.
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Sergent-Chef : Bon, ils semblent que ces abrutis n’aient rien compris.
Orc : Oui, ils sont en train de vh middle comme des péons.
Sergent-Chef : Pardon ?
Orc : Excusez-moi, je voulais dire qu’ils se tapent dessus au centre du goulet, sans essayer d’atteindre le camp ennemi pour leur prendre le drapeau.
Sergent-Chef : Comme d’habitude. Envoyez le reste des troupes, conservez toutefois quelques soldats en défense avec moi. Et en attendant que notre armée arrive au contact, ordonnez un feu nourri directement dans la mêlée. Pour que l’opération « rouleau compresseur déchaîné et désorganisé » se bouge un peu les fesses.
Orc : Zog Zog.
Sergent-Chef : Dégage, tu m’énerves.
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Akavar se faisait violemment malmener par la guerrière humaine, qui semblait arriver encore à maîtriser son corps malgré la pluie de sortilèges qu’elle avait dû recevoir sur sa figure. Des boulets incendiés commençaient à atterrir un peu partout sur le terrain et sur la base ennemie, ce qui assura une diversion suffisante pour Akavar, qui se glissa avec un voleur troll et un guerrier mort-vivant vers le camp de l’Alliance. Ils n’allèrent pas bien loin, faisant face à une armée imposante, une centaine d’elfes de la nuit, d’humains et de nains qui se précipitaient sur eux.
Akavar : Bordel de mer…
Un boulet enflammé s’écrasa au pied du réprouvé, qui valdingua en arrière brutalement sur vingt bons mètres.
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Corfi achevait son troisième adversaire, un chasseur elfe de la nuit, avant de parer de justesse l’attaque impromptue d’un voleur gnome et de lui exploser la tronche d’un coup de masse. Le tauren regarda rapidement derrière lui, et vit l’armée de la Horde qui venaient enfin leur prêter main-forte. Puis il vit l’armée de l’Alliance devant lui qui s’élançait vers lui et les cinq autres survivants du premier assaut frontal, les autres ayant été tués, ou entraînés ailleurs sur le champ de bataille.
La chasseresse orque à ses côtés serra les dents en comptant les flèches dans son carquois. Juste 5 000. Enfin c’est déjà pas mal. Le prêtre troll continuait à draguer celle-ci, visiblement un peu attardé, au lieu de soigner le paladin elfe qui pissait le sang à deux mètres. L’a qu’à se soigner tout seul d’abord.
Le tauren inspira un grand coup avant de foncer sur la centaine d’ennemis qui lui faisait face, visiblement peu inquiet face à la mort.
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Akavar finit par se relever en époussetant sa robe. Autour de lui, tout n’était que désolations. Et il aimait ça. Il vit cinq imbéciles de la Horde charger un régiment entier de l’Alliance, il vit un régiment tout aussi impressionnant de la Horde lui passer devant en beuglant. Et enfin, il vit son diablotin, à moitié mort, à quelques pas de lui. Akavar se précipita vers lui.
Akavar : Bordel Gaqkua, qui t’a fait ça ?
Gaqkua : C’était… une humaine, une guerrière. Elle m’a trouvé et m’a botté le cul, bien comme il faut. Kof kof ! Je… je vais mourir.
Akavar : Dis pas de conneries…
Gaqkua : Si si, je vais crever là, j’l’vois bien. Kof kof ! Ecoute, tu dois remporter cette bataille. Venge moi…
Akavar : Ok vieux, repose en paix.
Gaqkua : Ouais, à tout à l’heure.
Akavar : Salut.
Le démoniste se releva dignement en scrutant la base ennemie. On pouvait dire que ça allait barder. Le réprouvé se précipita vers les combats qui faisaient rage entre les deux régiments, le tout avec une musique épique et tout et tout.
Qui va remporter cet affrontement ? Akavar et Corfi vont-ils survivre ? Juliette et Charles-René vont-ils survivre ? Pourquoi le Maréchal est-il une pourriture immonde ? Akavar finira t-il enfin par voir Sylvanas ?
Les réponses à toutes ces questions dans la saison 3.
Car oui, voici venir la fin de la saison 2. C’est comme ça, j’ai décidé.
Toute ressemblance entre le titre du chapitre 16 et le titre d'un épisode de South Park serait complètement fortuite, évidemment.
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