Chapitre 15 : L’attaque de Fenris.
Akavar, Elenne, Carrona, Corfi, et Freddy se tenaient fièrement face au donjon de Fenris. Il était évident que les gnolls se cachaient dedans. En principe.
Corfi : On entre ?
Akavar : Je sens le coup fourré, on va se faire déglinguer la tronche. Enfin, peut-être pas vous, mais moi c’est certain que je vais me faire défoncer, je me fais toujours défoncer.
Carrona : Je confirme.
Corfi : Tu rigoles, ce sont des gnolls, c’est eux qui vont se faire déglinguer la tronche. Chargeeeez !
Trois minutes plus tard…
Akavar : Comment on s’en est pris plein la tête…
Elenne : Jamais vu une débâcle pareille !
Corfi : Ils nous attendaient ! A cause de ta saloperie de guitare, ils savaient qu’on arrivait !
Elenne : Va chier…
Akavar : Il est où Freddy ?
Elenne : Bête comme il est, il doit être encore en train de combattre.
Corfi : Ok, on fait comment alors pour les gnolls ?
Akavar : On refonce dans le tas ?
Elenne : Je ne sais pas si…
Corfi : Chargeeeeez !
Trois minutes plus tard…
Akavar : Bordel, on s’est encore fait fumer…
Corfi : Ils sont organisés…
Elenne : Et pas nous. J’ai la lèvre enflée maintenant !
Akavar : Heho, te plains pas, je pisse le sang là.
Le démoniste avait beaucoup de difficultés à rester debout alors que cinq litres de son sang s’étaient répandues un peu partout. Les yeux mi-clos, un sourire béat sur les lèvres, il chuta lourdement sur le sol alors que Carrona se précipitait vers son maître abimé.
Carrona : Akavar ?
Akavar : Hooou, Sexy Sadiiie, what have you done ? You made a fool of everyooone...
Corfi: Bon, on a paumé Freddy, Akavar est plus en état de combattre, ou du moins de prendre les coups à notre place. Va falloir se calmer et agir avec un peu de finesse pour changer.
Elenne : Venant de toi, je trouve ça déplacé…
Carrona : Ils ont un genre d’archimage avec eux, je l’ai vu, ils coordonnaient les attaques des gnolls mort-vivants depuis le haut du donjon.
Elenne : Un autre archimage taré dans la forêt des pins ? Il y a une réunion ?
Corfi : Le mec qui répondrait le mieux au profil, ce serait Thule Serres-de-Corbeaux. Un type peu recommandable affilié au Fléau.
Akavar : On a le don pour se foutre dans des galères pas possibles…
Elenne : Tiens ça va mieux ?
Akavar : Oui, j’ai bu mon propre sang sur le sol et je me sens mieux.
Carrona : C’est dégueu.
Akavar : Bon c’est la remarque de trop. Je vais réinvoquer Gaqkua.
Corfi : Roooh, pas lui quand même !
Elenne : Il m’énerve déjà.
Carrona : Au revoir les amis !
Elenne : Ciao.
Gaqkua : Salut les raclures !
Corfi : Tout de suite, c’est pas la même ambiance…
Au même moment, Thule Serres-de-Corbeaux (car c’était lui) savourait sa victoire, installé dans un fauteuil rouge en cuir, au sommet du donjon, directement posé sur la toiture, en mangeant un plat de moules frites. Son diablotin, à ses côtés, ne comprenait pas comment un groupe d’aventuriers pouvait être aussi primaire. Le démon se retourna vers son maître, Thule Serres-de-Corbeaux (car c’était lui).
(Remarque : Thule a l’accent belge. Et oui c’est comme ça.)
Diablotin : Ils préparent un sale coup. Faudrait se méfier.
Thule : Aucun risque une fois ! C’est un sacré bazar c’t’histoire mais ce groupe ne vaut rien. Ils m’auront pas, une fois !
Diablotin : Gaffe quand même, on s’est fait avoir avec le percepteur l’autre coup comme ça. Il a attaqué le donjon en fabriquant des explosifs avec deux bouts de bois et de la ficelle, et a fait sauter le rempart Sud. On vient à peine de le réparer.
Thule : Cesse donc de dire des âneries et passe moi la sauce barbecue une fois…
Pourtant, le diablotin avait toutes les raisons de se méfier, car au pied du rempart Sud, Gaqkua s’affairait à la fabrication d’une bombe artisanale avec une branche d’arbre, de la boue séchée et un morceau de beurre.
Corfi : Alors ?
Gaqkua : Ouais bah deux minutes, j’voudrais vous y voir tiens.
Elenne : Je ne comprends pas l’intérêt de faire sauter le mur. On va se faire repérer aussitôt à cause du bruit, on aurait pu grimper discrètement sur le rempart, et s’infiltrer.
Gaqkua : Solution de gonzesse… On joue sur l’effet de surprise ma poule.
Elenne : Je ne suis pas ta poule, petit enfoiré !
Akavar : Gaqkua, tu parles pas comme ça à l’elfe, continue de m’insulter moi plutôt. Non mais en fait, dès qu’on aura fait péter le mur, l’ennemi va être ébahi, complètement atterré, il va plus savoir où il est, plus de notion du temps rien.
Corfi : Et là on écrase la tête de l’archimage d’un bon coup de sabot !
Akavar : D’abord, on court vers la grande tour, on se débarrasse des gnolls qui patrouillent en vitesse.
Corfi : Et à ce moment, on éclate la tête de l’archimage d’un bon coup de masse !
Akavar : Nan, après on grimpe sur le toit et…
Corfi : Et on lui explose le visage sur le sol, d’un coup sec de…
Akavar : NAN ! On le pousse dans le vide pour le fun, on redescend et là…
Corfi : Et là on lui frotte la tronche contre la terre, et on lui pulvérise le crâne d’un coup de botte !
Akavar : Oui, ok, on lui pulvérise le crâne ensuite…
Elenne : Et cette bombe ça avance ?
Gaqkua : Je fais ce que je peux ! C’est dur de créer un explosif avec la merde que vous m’avez filé ! A moins que vous me trouviez un morceau de saucisson.
Akavar : Tiens, il est pourri depuis six semaines, mais c’est du saucisson quand même.
Gaqkua : Je veux pas savoir où tu l’avais caché…
Akavar : Dans mon sli…
Gaqkua : NON JE VEUX PAS SAVOIR !
Akavar : Non mais il était bien au chaud dans mon sl…
Gaqkua : LALALALA, j’entends plus, j’entends plus !
Corfi : Bon, finis ta bombe au lieu de faire le gogol.
Elenne : Tout ça, ça me donne envie de jouer de la guitare…
Corfi : Oui, bah retiens toi.
Gaqkua : Bon, on va dire que c’est prêt.
Akavar : On va dire ?
Gaqkua : Il faut que quelqu’un reste sur place et se sacrifie pour actionner la bombe manuellement, comme dans une certaine histoire qui mettrait en scène un certain astéroïde et un certain chef d’une entreprise de forage pétrolier.
Corfi : Gaqkua.
Elenne : Gaqkua.
Gaqkua : Impossible, il faut s’asseoir sur la bombe pour la faire exploser, et je suis trop léger.
Corfi : Akavar.
Elenne : Akavar.
Akavar : Freddy. Ah non, il est porté disparu c’est vrai.
Au même moment, au sommet du donjon de Fenris…
Thule : Et alors là, Toto il baisse son pantalon devant la maîtresse une fois !
Diablotin : Génial. Au fait, où avez-vous caché le corps d’Arugal ?
Thule : Le corps est déjà en route vers Northrend hein, c’est le roi-liche qui a insisté une fois… Il veut le ressusciter, un sacré bazar tout ça…
Diablotin : C’est bizarre, mon odorat très fine m’indique qu’il y a un saucisson pourri quelque part par ici…
Thule : Non, ça c’est la sauce barbecue, elle est un peu forte une fois…
Retour au pied du rempart Sud.
Akavar était assis sur la bombe artisanale, il savait qu’elle allait exploser rapidement, et transpirait à grosses gouttes alors qu’Elenne et Corfi le soutenaient le loin, en lui souriant ou en lui criant qu’il était très courageux.
Akavar : Quelle galère, je comprends maintenant ce que ressent Brousse Ouillisse.
Gaqkua : Il se remet à divaguer.
Soudain, le cerveau du démoniste se réveilla de son long sommeil forcé. Il y avait une autre solution. Le réprouvé se releva alors que les explosifs commençaient à vibrer dangereusement.
« -J’ai une idée pour épargner mes fesses ! Cria t-il à l’adresse des trois planqués, à 100 mètres de là, qui lui lançaient des regards étonnés.
___________
Charthang : Vous m’avez invoqué juste pour me faire exploser sur une bombe ?
Akavar : Tu résumes la situation d’une façon péjorative, mais… Oui, dans l’idée c’est un peu ça.
Charthang : Je refuse !
Akavar : Il y a du saucisson pourri sur la bombe, tu pourras manger ce qu’il en reste une fois que tout aura sauté.
Charthang : Marché conclu.
Le marcheur du vide obèse s’assit consciencieusement sur la bombe de Gaqkua en souriant niaisement.
____________
Thule : Et alors là, j’lui ai dit « on va voir si tu fais encore la maligne avec l’autre jambe coupée maman ».
Diablotin : Passionnant, mais ne pensez-vous pas qu’il faudrait surveiller les remparts ? J’ai tout réparé le Rempart Sud tout seul, ça m’a pris un mois, je veux pas recommencer…
Un vacarme infernal provenant du Rempart Sud se fit soudainement entendre, et le mur s’effondra sous le regard horrifié du diablotin.
Diablotin : Bordel ! Ils ont pété le mur et ils rentrent dans la brèche là ! Je vous l’avais dit.
Thule : Aaaah, je suis désorienté une fois ! Je suis ébahi, complètement atterré, je ne sais plus où je suis, c’est le bazar !
Diablotin : …J’suis blasé là…
Thule Serres-de-Corbeaux (car c’était lui) prit le saladier rempli de frites, frappa sa tête plusieurs fois dessus en poussant un cri, entreprit d’arracher la toiture à coups de dents, se roula en boule par terre en gémissant, rampa vers sa chaise, avant de se recroqueviller dessus en pleurant. Son diablotin poussa un soupir avant de se désinvoquer lui-même, déprimé.
Au même moment, juste en dessous de Thule (car c’était lui), Akavar et Elenne fouillait la réserve du donjon, à la recherche de trucs intéressants, tandis que Corfi profitait de la désorganisation des gnolls à cause de « l’absence » de leur maître pour leur pourrir la tronche à coups de masse.
Akavar : Tiens, j’ai trouvé un genre de bâton regarde…
Elenne : C’est une tringle à rideaux…
Akavar : Peut-être une tringle magique…
Elenne : Akavar…
Akavar : Ok ok.
Le démoniste lâcha sa tringle à rideaux, puis balança un coffret fermé à clef contre le mur pour l’ouvrir de force. L’elfette cherchait pour sa part des livres de magie, des bâtons de mage, ce genre de conneries que les magos affectionnaient…
Elenne : On devrait peut-être trouver le corps d’Arugal plutôt ? Ou tuer l’archimage…
Akavar : La flemme. Tiens, je savais pas que ça existait encore ça…
Elenne : De quoi tu parles ?
Akavar : De ça…
Elenne : Berk, éloigne ça de moi ! Eh, j’ai trouvé quelque chose !
Akavar : Quoi ?
Elenne : Un ukulélé !
Akavar : Y a vraiment que de la cochonnerie dans ce donjon…
Pendant ce temps, Corfi le tauren cherchait le reste de son groupe dans le donjon, maintenant qu’il avait tué tous les gnolls à 3 kilomètres à la ronde. Il repéra bien vite le bruit familier de la guitare d’Elenne et se précipita vers la pièce d’où venait ce boucan, bien décidé à assommer l’elfette. Une vision d’horreur lui apparut. Elenne jouait de la guitare, Akavar avait trouvé un ukulélé on ne sait où, Freddy, attiré par le bruit, les avait rejoint et faisait des percussions. Les trois individus jouaient une musique gaie et entraînante qui n’avait rien à faire dans cette histoire. D’un autre côté, y a déjà beaucoup de choses qui n’ont pas leur place dans mon histoire
Akavar : Girl! I want... to be with you, all of the time, all day ...and all of the night!
Elenne: I ...believe that you and me last forever! Oh yea, all day and nighttime yours, leave me never. The only tiiime I feel alright is by your siiiiiiiiiiiiide!
Akavar: Girl! I want to be with you all of the time, all day, and all of the night!
Corfi: HEHO!
Akavar: Oui?
Corfi: Vous faîtes quoi là ?
Freddy : Freddy déchire grave à la batterie. Urk urk urk…
Elenne : Tiens, d’où il sort celui-là ?
Freddy : J’étais parti manger cuisse de gnoll dans un coin, pour que personne la vole à moi…
Corfi : Bon, on va tuer Thule (car c’était lui) ou bien vous continuez vos conneries ?
Akavar : On continue nos conneries…
Elenne : I'm not content to be with you... in the daytiiime!
Corfi: Vous voulez absolument voir un tauren énervé?
Akavar : Rabat-joie. Bon, on y va…
Plus tard, sur le toit, le groupe fit face à Thule (because it was him), toujours recroquevillé sur sa chaise.
Corfi : C’est l’heure de payer !
Elenne : Attends, il sait sans doute où est le cadavre d’Arugal !
Thule : Je comprends pas ce qui se passe une fois, vivement que je retourne au plat pays dîtes donc…
Akavar : Salut vieux. Il est où Arugal ?
Thule : Ah, c’est pour ça qu’vous êtes là ? Fallait le dire tout de suite, au lieu de détruire mon donjon et tuer tous mes servants une fois !
Corfi : On y pensera la prochaine fois. Où est-il ?
Thule : On l’a envoyé en bateau à Northrend, on veut le ressusciter, je sais pas bien pourquoi.
Akavar : Bon, c’est foutu.
Elenne : Partons.
Akavar : Attends, Corfi va lui écraser sa tête vite fait pour faire bonne mesure.
Corfi : Volontiers !
Thule : J’aurai du écouter ma brave mère et devenir géologue une fois.
Au même moment, dans les décombres du rempart Sud, Charthang frottait ses grosses fesses endolories tout en cherchant scrupuleusement quelques morceaux de saucisson pourri. Il finit par en dégoter un et l’avala goulûment alors qu’un archimage étrange jeté depuis le sommet du donjon atterrissait à quelques mètres du démon dans un fracas épouvantable.
Charthang : Bon bah finalement, c’est plutôt une bonne journée…
Thule : Parle pour toi une fois…
Fin du chapitre 15.
Comment le Super Apothicaire va-t-il prendre la nouvelle ? Pourquoi Thule a-t-il l’accent belge ? Akavar va-t-il recevoir des plaintes de la part de belges en colère après avoir caricaturé (gentiment) leur langage ? Que fait un ukulélé dans la réserve du donjon de Fenris ?
Suite dans le chapitre suivant, donc le 16, parce qu’après le 15, euh c’est le 16 en fait.
Corfi : On entre ?
Akavar : Je sens le coup fourré, on va se faire déglinguer la tronche. Enfin, peut-être pas vous, mais moi c’est certain que je vais me faire défoncer, je me fais toujours défoncer.
Carrona : Je confirme.
Corfi : Tu rigoles, ce sont des gnolls, c’est eux qui vont se faire déglinguer la tronche. Chargeeeez !
Trois minutes plus tard…
Akavar : Comment on s’en est pris plein la tête…
Elenne : Jamais vu une débâcle pareille !
Corfi : Ils nous attendaient ! A cause de ta saloperie de guitare, ils savaient qu’on arrivait !
Elenne : Va chier…
Akavar : Il est où Freddy ?
Elenne : Bête comme il est, il doit être encore en train de combattre.
Corfi : Ok, on fait comment alors pour les gnolls ?
Akavar : On refonce dans le tas ?
Elenne : Je ne sais pas si…
Corfi : Chargeeeeez !
Trois minutes plus tard…
Akavar : Bordel, on s’est encore fait fumer…
Corfi : Ils sont organisés…
Elenne : Et pas nous. J’ai la lèvre enflée maintenant !
Akavar : Heho, te plains pas, je pisse le sang là.
Le démoniste avait beaucoup de difficultés à rester debout alors que cinq litres de son sang s’étaient répandues un peu partout. Les yeux mi-clos, un sourire béat sur les lèvres, il chuta lourdement sur le sol alors que Carrona se précipitait vers son maître abimé.
Carrona : Akavar ?
Akavar : Hooou, Sexy Sadiiie, what have you done ? You made a fool of everyooone...
Corfi: Bon, on a paumé Freddy, Akavar est plus en état de combattre, ou du moins de prendre les coups à notre place. Va falloir se calmer et agir avec un peu de finesse pour changer.
Elenne : Venant de toi, je trouve ça déplacé…
Carrona : Ils ont un genre d’archimage avec eux, je l’ai vu, ils coordonnaient les attaques des gnolls mort-vivants depuis le haut du donjon.
Elenne : Un autre archimage taré dans la forêt des pins ? Il y a une réunion ?
Corfi : Le mec qui répondrait le mieux au profil, ce serait Thule Serres-de-Corbeaux. Un type peu recommandable affilié au Fléau.
Akavar : On a le don pour se foutre dans des galères pas possibles…
Elenne : Tiens ça va mieux ?
Akavar : Oui, j’ai bu mon propre sang sur le sol et je me sens mieux.
Carrona : C’est dégueu.
Akavar : Bon c’est la remarque de trop. Je vais réinvoquer Gaqkua.
Corfi : Roooh, pas lui quand même !
Elenne : Il m’énerve déjà.
Carrona : Au revoir les amis !
Elenne : Ciao.
Gaqkua : Salut les raclures !
Corfi : Tout de suite, c’est pas la même ambiance…
Au même moment, Thule Serres-de-Corbeaux (car c’était lui) savourait sa victoire, installé dans un fauteuil rouge en cuir, au sommet du donjon, directement posé sur la toiture, en mangeant un plat de moules frites. Son diablotin, à ses côtés, ne comprenait pas comment un groupe d’aventuriers pouvait être aussi primaire. Le démon se retourna vers son maître, Thule Serres-de-Corbeaux (car c’était lui).
(Remarque : Thule a l’accent belge. Et oui c’est comme ça.)
Diablotin : Ils préparent un sale coup. Faudrait se méfier.
Thule : Aucun risque une fois ! C’est un sacré bazar c’t’histoire mais ce groupe ne vaut rien. Ils m’auront pas, une fois !
Diablotin : Gaffe quand même, on s’est fait avoir avec le percepteur l’autre coup comme ça. Il a attaqué le donjon en fabriquant des explosifs avec deux bouts de bois et de la ficelle, et a fait sauter le rempart Sud. On vient à peine de le réparer.
Thule : Cesse donc de dire des âneries et passe moi la sauce barbecue une fois…
Pourtant, le diablotin avait toutes les raisons de se méfier, car au pied du rempart Sud, Gaqkua s’affairait à la fabrication d’une bombe artisanale avec une branche d’arbre, de la boue séchée et un morceau de beurre.
Corfi : Alors ?
Gaqkua : Ouais bah deux minutes, j’voudrais vous y voir tiens.
Elenne : Je ne comprends pas l’intérêt de faire sauter le mur. On va se faire repérer aussitôt à cause du bruit, on aurait pu grimper discrètement sur le rempart, et s’infiltrer.
Gaqkua : Solution de gonzesse… On joue sur l’effet de surprise ma poule.
Elenne : Je ne suis pas ta poule, petit enfoiré !
Akavar : Gaqkua, tu parles pas comme ça à l’elfe, continue de m’insulter moi plutôt. Non mais en fait, dès qu’on aura fait péter le mur, l’ennemi va être ébahi, complètement atterré, il va plus savoir où il est, plus de notion du temps rien.
Corfi : Et là on écrase la tête de l’archimage d’un bon coup de sabot !
Akavar : D’abord, on court vers la grande tour, on se débarrasse des gnolls qui patrouillent en vitesse.
Corfi : Et à ce moment, on éclate la tête de l’archimage d’un bon coup de masse !
Akavar : Nan, après on grimpe sur le toit et…
Corfi : Et on lui explose le visage sur le sol, d’un coup sec de…
Akavar : NAN ! On le pousse dans le vide pour le fun, on redescend et là…
Corfi : Et là on lui frotte la tronche contre la terre, et on lui pulvérise le crâne d’un coup de botte !
Akavar : Oui, ok, on lui pulvérise le crâne ensuite…
Elenne : Et cette bombe ça avance ?
Gaqkua : Je fais ce que je peux ! C’est dur de créer un explosif avec la merde que vous m’avez filé ! A moins que vous me trouviez un morceau de saucisson.
Akavar : Tiens, il est pourri depuis six semaines, mais c’est du saucisson quand même.
Gaqkua : Je veux pas savoir où tu l’avais caché…
Akavar : Dans mon sli…
Gaqkua : NON JE VEUX PAS SAVOIR !
Akavar : Non mais il était bien au chaud dans mon sl…
Gaqkua : LALALALA, j’entends plus, j’entends plus !
Corfi : Bon, finis ta bombe au lieu de faire le gogol.
Elenne : Tout ça, ça me donne envie de jouer de la guitare…
Corfi : Oui, bah retiens toi.
Gaqkua : Bon, on va dire que c’est prêt.
Akavar : On va dire ?
Gaqkua : Il faut que quelqu’un reste sur place et se sacrifie pour actionner la bombe manuellement, comme dans une certaine histoire qui mettrait en scène un certain astéroïde et un certain chef d’une entreprise de forage pétrolier.
Corfi : Gaqkua.
Elenne : Gaqkua.
Gaqkua : Impossible, il faut s’asseoir sur la bombe pour la faire exploser, et je suis trop léger.
Corfi : Akavar.
Elenne : Akavar.
Akavar : Freddy. Ah non, il est porté disparu c’est vrai.
Au même moment, au sommet du donjon de Fenris…
Thule : Et alors là, Toto il baisse son pantalon devant la maîtresse une fois !
Diablotin : Génial. Au fait, où avez-vous caché le corps d’Arugal ?
Thule : Le corps est déjà en route vers Northrend hein, c’est le roi-liche qui a insisté une fois… Il veut le ressusciter, un sacré bazar tout ça…
Diablotin : C’est bizarre, mon odorat très fine m’indique qu’il y a un saucisson pourri quelque part par ici…
Thule : Non, ça c’est la sauce barbecue, elle est un peu forte une fois…
Retour au pied du rempart Sud.
Akavar était assis sur la bombe artisanale, il savait qu’elle allait exploser rapidement, et transpirait à grosses gouttes alors qu’Elenne et Corfi le soutenaient le loin, en lui souriant ou en lui criant qu’il était très courageux.
Akavar : Quelle galère, je comprends maintenant ce que ressent Brousse Ouillisse.
Gaqkua : Il se remet à divaguer.
Soudain, le cerveau du démoniste se réveilla de son long sommeil forcé. Il y avait une autre solution. Le réprouvé se releva alors que les explosifs commençaient à vibrer dangereusement.
« -J’ai une idée pour épargner mes fesses ! Cria t-il à l’adresse des trois planqués, à 100 mètres de là, qui lui lançaient des regards étonnés.
___________
Charthang : Vous m’avez invoqué juste pour me faire exploser sur une bombe ?
Akavar : Tu résumes la situation d’une façon péjorative, mais… Oui, dans l’idée c’est un peu ça.
Charthang : Je refuse !
Akavar : Il y a du saucisson pourri sur la bombe, tu pourras manger ce qu’il en reste une fois que tout aura sauté.
Charthang : Marché conclu.
Le marcheur du vide obèse s’assit consciencieusement sur la bombe de Gaqkua en souriant niaisement.
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Thule : Et alors là, j’lui ai dit « on va voir si tu fais encore la maligne avec l’autre jambe coupée maman ».
Diablotin : Passionnant, mais ne pensez-vous pas qu’il faudrait surveiller les remparts ? J’ai tout réparé le Rempart Sud tout seul, ça m’a pris un mois, je veux pas recommencer…
Un vacarme infernal provenant du Rempart Sud se fit soudainement entendre, et le mur s’effondra sous le regard horrifié du diablotin.
Diablotin : Bordel ! Ils ont pété le mur et ils rentrent dans la brèche là ! Je vous l’avais dit.
Thule : Aaaah, je suis désorienté une fois ! Je suis ébahi, complètement atterré, je ne sais plus où je suis, c’est le bazar !
Diablotin : …J’suis blasé là…
Thule Serres-de-Corbeaux (car c’était lui) prit le saladier rempli de frites, frappa sa tête plusieurs fois dessus en poussant un cri, entreprit d’arracher la toiture à coups de dents, se roula en boule par terre en gémissant, rampa vers sa chaise, avant de se recroqueviller dessus en pleurant. Son diablotin poussa un soupir avant de se désinvoquer lui-même, déprimé.
Au même moment, juste en dessous de Thule (car c’était lui), Akavar et Elenne fouillait la réserve du donjon, à la recherche de trucs intéressants, tandis que Corfi profitait de la désorganisation des gnolls à cause de « l’absence » de leur maître pour leur pourrir la tronche à coups de masse.
Akavar : Tiens, j’ai trouvé un genre de bâton regarde…
Elenne : C’est une tringle à rideaux…
Akavar : Peut-être une tringle magique…
Elenne : Akavar…
Akavar : Ok ok.
Le démoniste lâcha sa tringle à rideaux, puis balança un coffret fermé à clef contre le mur pour l’ouvrir de force. L’elfette cherchait pour sa part des livres de magie, des bâtons de mage, ce genre de conneries que les magos affectionnaient…
Elenne : On devrait peut-être trouver le corps d’Arugal plutôt ? Ou tuer l’archimage…
Akavar : La flemme. Tiens, je savais pas que ça existait encore ça…
Elenne : De quoi tu parles ?
Akavar : De ça…
Elenne : Berk, éloigne ça de moi ! Eh, j’ai trouvé quelque chose !
Akavar : Quoi ?
Elenne : Un ukulélé !
Akavar : Y a vraiment que de la cochonnerie dans ce donjon…
Pendant ce temps, Corfi le tauren cherchait le reste de son groupe dans le donjon, maintenant qu’il avait tué tous les gnolls à 3 kilomètres à la ronde. Il repéra bien vite le bruit familier de la guitare d’Elenne et se précipita vers la pièce d’où venait ce boucan, bien décidé à assommer l’elfette. Une vision d’horreur lui apparut. Elenne jouait de la guitare, Akavar avait trouvé un ukulélé on ne sait où, Freddy, attiré par le bruit, les avait rejoint et faisait des percussions. Les trois individus jouaient une musique gaie et entraînante qui n’avait rien à faire dans cette histoire. D’un autre côté, y a déjà beaucoup de choses qui n’ont pas leur place dans mon histoire
Akavar : Girl! I want... to be with you, all of the time, all day ...and all of the night!
Elenne: I ...believe that you and me last forever! Oh yea, all day and nighttime yours, leave me never. The only tiiime I feel alright is by your siiiiiiiiiiiiide!
Akavar: Girl! I want to be with you all of the time, all day, and all of the night!
Corfi: HEHO!
Akavar: Oui?
Corfi: Vous faîtes quoi là ?
Freddy : Freddy déchire grave à la batterie. Urk urk urk…
Elenne : Tiens, d’où il sort celui-là ?
Freddy : J’étais parti manger cuisse de gnoll dans un coin, pour que personne la vole à moi…
Corfi : Bon, on va tuer Thule (car c’était lui) ou bien vous continuez vos conneries ?
Akavar : On continue nos conneries…
Elenne : I'm not content to be with you... in the daytiiime!
Corfi: Vous voulez absolument voir un tauren énervé?
Akavar : Rabat-joie. Bon, on y va…
Plus tard, sur le toit, le groupe fit face à Thule (because it was him), toujours recroquevillé sur sa chaise.
Corfi : C’est l’heure de payer !
Elenne : Attends, il sait sans doute où est le cadavre d’Arugal !
Thule : Je comprends pas ce qui se passe une fois, vivement que je retourne au plat pays dîtes donc…
Akavar : Salut vieux. Il est où Arugal ?
Thule : Ah, c’est pour ça qu’vous êtes là ? Fallait le dire tout de suite, au lieu de détruire mon donjon et tuer tous mes servants une fois !
Corfi : On y pensera la prochaine fois. Où est-il ?
Thule : On l’a envoyé en bateau à Northrend, on veut le ressusciter, je sais pas bien pourquoi.
Akavar : Bon, c’est foutu.
Elenne : Partons.
Akavar : Attends, Corfi va lui écraser sa tête vite fait pour faire bonne mesure.
Corfi : Volontiers !
Thule : J’aurai du écouter ma brave mère et devenir géologue une fois.
Au même moment, dans les décombres du rempart Sud, Charthang frottait ses grosses fesses endolories tout en cherchant scrupuleusement quelques morceaux de saucisson pourri. Il finit par en dégoter un et l’avala goulûment alors qu’un archimage étrange jeté depuis le sommet du donjon atterrissait à quelques mètres du démon dans un fracas épouvantable.
Charthang : Bon bah finalement, c’est plutôt une bonne journée…
Thule : Parle pour toi une fois…
Fin du chapitre 15.
Comment le Super Apothicaire va-t-il prendre la nouvelle ? Pourquoi Thule a-t-il l’accent belge ? Akavar va-t-il recevoir des plaintes de la part de belges en colère après avoir caricaturé (gentiment) leur langage ? Que fait un ukulélé dans la réserve du donjon de Fenris ?
Suite dans le chapitre suivant, donc le 16, parce qu’après le 15, euh c’est le 16 en fait.
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